• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Incidents Bastia-OL: lourdes réquisitions contre un dirigeant du SC Bastia

Incidents Bastia-OL, 16 personnes ont été jugées en correctionnel à Bastia les 15 et 16 mai 2017 / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Incidents Bastia-OL, 16 personnes ont été jugées en correctionnel à Bastia les 15 et 16 mai 2017 / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Une interdiction de cinq ans d'exercer toute activité au SC Bastia et une interdiction de stade de la même durée ont été requises mardi à l'encontre d'Anthony Agostini, un des dirigeants du club corse, dans le procès des incidents du match Bastia-OL du 16 avril.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

"Je demande un geste fort pour sortir de la spirale de violence, il faut renouveler" le personnel du club, a déclaré devant le tribunal correctionnel de Bastia le procureur de la République Nicolas Bessone.

Le procureur a également requis trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende à l'encontre d'Anthony Agostini, le directeur des services généraux du SC Bastia, jugé avec quatre autres hommes pour avoir envahi le terrain et exercé des violences au cours de ces échauffourées.

Pour les 14 autres prévenus poursuivis pour avoir pris part à ces incidents ou être simplement entrés sur le terrain dans la confusion, M. Bessone a requis des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme --deux prévenus seulement, dont un en état de récidive, sont concernés par une réquisition de prison ferme--, des interdictions de stade allant jusqu'à 5 ans et des amendes montant jusqu'à 1.000 euros.

Incidents Bastia-OL: le point sur les réquisitions
Me Marc Antoine Luca, avocat de Rémi Di Caro - France 3 Corse ViaStella - Frédéric Danesi, Camille Lemeur

La rencontre Bastia-OL avait démarré en retard après l'envahissement du terrain par des supporters bastiais, qui avaient pris à partie des joueurs et des membres du staff lyonnais pendant leur échauffement, avant d'être définitivement interrompue après de nouveaux incidents à la mi-temps.

Lundi, au premier jour du procès, le tribunal correctionnel de Bastia s'est notamment penché sur l'altercation qui a opposé à la mi-temps entre M. Agostini et Anthony Lopes, le gardien de l'Olympique Lyonnais, entendu comme témoin par visio-conférence.

Ce dernier a soutenu avoir été menacé et insulté par des supporters en tribune puis d'avoir été agressé verbalement et physiquement par M. Agostini, alors que celui-ci affirme que M. Lopes a provoqué le public afin d'obtenir l'interruption du match et une victoire sur tapis vert.


"Vous n'aviez pas à y aller, qu'est-ce que vous êtes allés faire? L'incident déclencheur de la deuxième bagarre incontestablement c'est vous, c'est vous qui portez le désastre complet, c'est dur à admettre", a lancé M. Bessone à M. Agostini.

"Concernant l'attitude de Lopes, elle n'est pas pire que d'habitude, il va chercher sa bouteille, il va toiser le public mais ça dure une seconde  (...) les violences contre Lopes ressortent clairement des vidéos", a-t-il estimé.

A lire aussi

Sur le même sujet

Entretien avec François Alfonsi, député européen et porte-parole de Régions Peuples et Solidaires

Les + Lus