Laurent Papazian : "En Corse, l'insularité pourrait permettre de contenir l'épidémie de Covid19"

Le professeur Laurent Papazian, né à Bastia, et chef du service réanimation à l'hôpital Nord de Marseille, a répondu aux questions d'Henri Mariani sur le plateau de Corsica sera. Il se veut plutôt rassurant concernant la Corse.

Le professeur Papazian partage son expertise sur la question de l'épidémie de Covid19 avec notre journaliste.
Le professeur Papazian partage son expertise sur la question de l'épidémie de Covid19 avec notre journaliste. © ViaStella

Un inévitable troisième confinement ? 

"On doit faire face à de nouveaux variants, tels que le variant anglais, le variant brésilien et le sud-africain surtout... Mais il est vrai qu'on peut se donner encore quelques jours pour mesurer l'impact exact du changement d'heure de couvre-feu qui, en passant de 20h à 18h, a peut-être diminué l'étendue de l'épidémie. Pour autant, il y a de fortes probabilités qu'un troisième confinement arrive".

Laurent Papazian, chef du service de réanimation de l'hôpital Nord à Marseille.
Laurent Papazian, chef du service de réanimation de l'hôpital Nord à Marseille. © Viastella

La Corse et le virus

"Nous avons la chance d'être une île, ce qui est un atout dans la situation que l'on vit. Mais à condition bien entendu de contrôler correctement les flux. C'est désormais le cas. Et avec les mesures prises, il est aujourd'hui tout à fait possible de contenir l'épidémie, et de faire que la corse devienne un territoire où il ne reste plus que quelques cas isolés. C'est d'ailleurs en grande partie le cas actuellement, hormis en ce qui concerne quelques clusters."

La Corse a-t-elle besoin de plus de moyens pour prévenir une éventuelle flambée ? 

"Des mesures ont déjà été prises. Grâce à la mobilisation et à l'énergie des équipes de réanimation, et des autres, il y a une augmentation du capacitaire dans les hôpitaux de Bastia et Ajaccio.

Depuis le deuxième confinement, en novembre, la campagne de vaccination a enfin commencé en France. Pour autant, les risques d'un nouveau confinement subsistent.
Depuis le deuxième confinement, en novembre, la campagne de vaccination a enfin commencé en France. Pour autant, les risques d'un nouveau confinement subsistent. © Anne-Marie Leccia / FTV

On en arriverait presque à une certaine ironie, qui voudrait que l'on puisse envoyer des malades de Marseille ou Nice à Ajaccio pour être pris en charge, vu le surcroît d'activité des dans ces villes. Alors qu'en mars dernier, c'étaient les ajacciens qui partaient pour Marseille à bord du Tonnerre... Il n'y a donc pas lieu d'aller plus loin que ce qui est fait actuellement".

 

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