Octobre rose à Bastia : le cancer du sein, "un mal à la fois connu et méconnu"

Ils sont autour de 1000 marcheurs à avoir pris part à la 3e édition d'A Bastiaccia, marche rose de 4 km tenue dans le cadre d'"Octobre rose" dans les rues de Bastia. Un événement organisé par la Ville de Bastia, la Ligue contre le Cancer et l'association la Marie-Do.

T-shirt roses fushia et baskets au pied, il était impossible de les manquer, dans les rues de Bastia, ce dimanche 3 octobre matin. "De loin, on doit avoir l'air d'un parterre de fleurs, poétise Maryline, tout sourire. Je ne pensais vraiment pas qu'on serait autant. C'est une super nouvelle."

Comme un peu plus d'un millier d'autres marcheurs - et pour la grande majorité, de marcheuses -, Maryline s'apprête à prendre le départ de la troisième édition d'A Bastiaccia, marche rose de 4 kilomètres dans les rues bastiaises. Un événement organisé conjointement par la Ville de Bastia, la Ligue contre le Cancer et la Marie Do, dans le cadre d'"Octobre rose", mois de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la prévention et du dépistage du cancer du sein. 

"Bien sûr, si on participe, c'est pour le symbole plutôt que les performances sportives", plaisante la quinquagénaire. "Le cancer du sein, c'est un mal à la fois connu et méconnu. Il est toujours de bon ton de faire passer des messages de prévention".

Les bénéfices reversés aux associations

Venue avec deux de ses amies, elle s'est acquittée de bonne grâce des dix euros par tête de frais d'inscription, alors que l'ensemble des bénéfices seront reversés aux associations. Un support financier non-négligeable après "une période difficile pendant le Covid-19", explique Claudine Legay, présidente de la Ligue contre le cancer de Haute-Corse.

Quand on m'a diagnostiquée, c'était à un stade déjà avancé, parce que je ne me suis longtemps aperçue de rien

Et un moindre coût pour Maryline et ses amies. "Si ça peut aider ne serait-ce qu'un peu à répandre des messages de prévention, ça en vaut la peine. Mon cancer, j'en suis débarrassée depuis quinze ans maintenant, et je suis en pleine forme. Mais quand on m'a diagnostiquée, c'était à un stade déjà avancé, parce que je ne me suis longtemps aperçue de rien."

Prévenir plutôt que traiter

Un souhait partagé par Mélina, 35 ans. Accompagnée ce dimanche matin de sa mère, Marie-Françoise, et de son fils, elle raconte avoir découvert sa tumeur "par hasard", en effectuant une autopalpation "dans la bonne position". "J'ai été opérée il y a un an. On m'a complètement enlevé le sein." et aujourd'hui, j'attends des résultats de recherches génétiques qui ont été effectuées, pour savoir s'il faudra qu'on m'enlève ou non aussi le deuxième."

Pour Mélina, le combat n'est pas encore tout à fait terminé. "J'attends encore des résultats d'études génétiques qui ont été effectuées. En fonction, il faudra peut-être m'enlever le deuxième." Elle espère dorénavant voir "considérablement" progresser la recherche, pour "prévenir plutôt que traiter". Cela notamment pour que sa fille ne soit pas confrontée au même problème dans un futur prochain. 

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