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La SNCM placée en redressement en judiciaire

Le tribunal de commerce de Marseille a déclaré l'état de cessation de paiement de la SNCM et décidé de placer la compagnie en redressement judiciaire. 
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ILLUSTRATION © Lucie Bouzigues - France 3 Corse ViaStella
Ce vendredi matin, le tribunal de commerce de Marseille a accepté la demande de cessation de paiement présentée le 4 novembre par la SNCM. La compagnie a été placée en redressement judiciaire.

Le tribunal a également ordonné une période d'observation de six mois, pendant laquelle la SNCM pourra chercher un repreneur. La période d'observation, prévue dans le cadre de cette procédure, prendra fin le 28 mai prochain. Un réunion intermédiaire sera organisée le 7 janvier.

"Un nouvelle étape pour l'avenir"


"Cette décision ouvre une nouvelle étape décisive pour l'avenir", a aussitôt réagi la direction de la compagnie maritime dans un communiqué. "L'entrée en redressement judiciaire marque le début de la période d'observation et va permettre de lancer officiellement l'appel d'offres pour les repreneurs", a-t-elle précisé.

Transdev, l'actionnaire majoritaire de la SNCM, a également accueilli positivement le jugement du tribunal. C'est une "décision responsable, qui donne une chance à la SNCM de se construire un nouvel avenir", a déclaré son PDG, Jean-Marc Janaillac, cité dans un communiqué distinct.

Des repreneurs potentiels 


Plusieurs repreneurs potentiels se seraient manifestés ces dernières semaines. Parmi eux, Daniel Berrebi, le patron de Baja Ferries. Dans une interview accordé au Marin, il a fait part de son offre de reprise de la SNCM. L'offre porte sur "800 emplois minimum en CDI". Six navires seraient conservés. Les lignes assurant la liaison entre Toulon, Nice et la Corse seraient suspendues. 

Mais cette reprise reste conditionnée à l’abandon par Bruxelles de deux amendes de 440 millions d’euros infligées en 2013 à la compagnie pour avoir bénéficié d’aides publiques jugées illégales. Mercredi, Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux transports, s’est rendu à Bruxelles pour plaider la cause de l’entreprise marseillaise.


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