Mobilisation contre la vente d’un domaine de 87 hectares à Calenzana

Les ruines du château du prince Pierre à Calenzana / © Wikipédia
Les ruines du château du prince Pierre à Calenzana / © Wikipédia

Les agriculteurs de l’association « Luzzipeu Falasorma » appellent au rassemblement le mercredi 26 juillet en Balagne. Dans leur viseur, la vente d’un domaine agricole qu’ils jugent spéculative.

Par A.A.

Au sein de l’association « Luzzipeu Falasorma », qui regroupe les agriculteurs des deux vallées éponymes, la colère gronde. Dans un communiqué, ils s’indignent de « la vente d’un domaine de 87 hectares sur lequel se situe notamment les ruines d’un château »

Une transaction que les agriculteurs jugent spéculative. « L’acquéreur s'est enregistré comme agriculteur dix jours seulement avant la vente » explique « Luzzipeu Falasorma ». Quant à l’échange commercial, il n’aurait été connue ni de la Safer (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) ni du Conservatoire du littoral impliqué dans la zone.

Par son montage, la vente échapperait même à la possibilité de préemption expliquent les agriculteurs. Car dans ce dossier la Safer ne peut pas agir. « La propriétéa été démembrée. La nue-propriété a été vendue il y a quelques jours et l'usufruit le sera certainement dans quelques années», évoque Joseph Colombani, président de la chambre régionale d’agriculture dans les pages de Corse-Matin. 

Un appel est lancé à la population et aux élus le mercredi 26 juillet à 9h30, sur le site du château du prince Pierre à Luzzipeu, pour empêcher la vente et soutenir le berger qui exploite actuellement le domaine.

« Nous avons réussi à échapper à la pression liée au tourisme »


Selon les membres de l’association la promesse de vente du terrain s’élèverait à 500 000 euros. Un prix qui illustrerait selon eux l’inflation des terres agricoles et par conséquent la condamnation du monde agricole. 

Les agriculteurs rappellent également que les deux vallées sont de tradition pastorale. « Nous avons réussi, malgré l'étroite proximité de la Balagne, non seulement à échapper à la pression des intérêts financiers liés au tourisme. »

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