Nicolas Sarkozy : "J'aime la Corse, je l'aimerai toujours"

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Corse ViaStella
durée de la vidéo: 05 min 38
Nicolas Sarkozy, son entretien sur le plateau de France 3 Corse ViaStella ©France 3 Corse ViaStella

En Corse dans le cadre de sa candidature à la primaire de la droite, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy s'est livré pour France 3 Corse ViaStella au jeu des questions-réponses sur les spécificités insulaires qu'il souhaite voir reconnaître s'il devait être élu en 2017. 

Ses soutiens en Corse

"Je ne sens pas de désamour de la part des Corses. Il y a beaucoup d’élus qui sont avec moi, même si certains ont la mémoire qui flanche. C’est plus grave pour eux que pour moi. Ce qui m’intéresse, c’est l’avenir de la Corse, l’avenir des habitants de cette île, la spécificité que je veux leur voir reconnaître dans la Constitution."

Davantage d'autonomie

"Je pense qu’il faut faire confiance aux Corses, il faut donner davantage d’autonomie à la Corse. Pour exemple, si on continue pour la fiscalité à gérer les ports d’Ajaccio et de Bastia comme s'ils étaient absents de la Méditerranée, comme si on les comparait au Havre, je veux qu’ils aient la même fiscalité que les ports de Méditerranée. La Corse, c'est le sud de la France, mais c'est le centre de la Méditerranée et c'est cette centralité que je veux jouer."

La fin de la violence

"La page de la violence et je l'espère durablement tourné. On ne peut pas ne pas répondre à ce tournant majeur, en faisant semblant de penser que la fin de la violence, c'est définitif. Je pense que l’Etat doit répondre à la fin de la violence par un surcroit de confiance et d’autonomie. La Corse c’est la France, et la Corse sans la France, ce n’est pas la Corse. Mais à l’intérieur de la République Française il faut donner beaucoup plus d’autonomie à la Corse."

Rapprochement des prisonniers

"J’ai voulu le rapprochement des prisonniers, cela a été voté à l’Assemblée, c’est bloqué au Sénat, la gauche n’a rien fait. Quand la justice punit un criminel ou un délinquant, elle ne punit pas sa famille. On ne va pas obliger les femmes, les enfants, les compagnes à traverser pour aller sur le continent. Je le ferais."

L’amnistie

"Je n’aime pas le mot amnistie car il y a aussi des victimes. Il y a des gens qui ont été blessés, qui ont perdu un être proche. Il y a un nouveau contexte, essayons de bâtir la place de la Corse dans la République."

La langue Corse

"La langue de la République française, c’est le français. Mais je veux que le corse reste une langue sociale et pas simplement une langue scolaire. Cela ne m’a jamais fait peur de développer le corse. Il y a une langue dans la République, mais je veux aussi donner aux Corses la possibilité de transmettre cette langue."