“Il faut un statut particulier pour la Corse”, Nicolas Sarkozy

Primaire à droite : Nicolas Sarkozy en campagne en Haute-Corse

En Corse dans le cadre de sa campagne pour la primaire à droite, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy s'est déclaré favorable mercredi à Furiani (Haute-Corse), à ce que "la spécificité insulaire de la Corse" soit inscrite dans la Constitution. 

Par France 3 Corse ViaStella


Nicolas Sarkozy était à Biguglia, au nord de Bastia, fief de l'un de ses fidèles soutiens, le député LR de la 1ère circonscription de Haute-Corse Sauveur Gandolfi Scheit.

Aux contacts d'entrepreneurs locaux, l’ancien chef de l’Etat a détaillé sa proposition pour un statut fiscal particulier en Corse. "Je veux que soit portée dans la transparence l'inscription dans la constitution de la spécificité insulaire de la Corse afin de pouvoir ensuite ouvrir tous les débats, notamment sur la fiscalité".

© JOEL SAGET / AFP
© JOEL SAGET / AFP

"La Corse cumule trois difficultés, la difficulté insulaire, la difficulté de la montagne et la difficulté d’un petit marché économique, ce qui n’est pas le cas de la Sicile ou de la Sardaigne", a développé Nicolas Sarkozy.

"Il faut un statut particulier pour la Corse (…). Je veux donc inscrire dans la Constitution la spécificité insulaire de la Corse de façon à construire avec les Corses un véritable statut fiscal et social qui permettra en toute cohérence et en toute transparence de répondre à la problématique corse".

Les candidats à la présidentielle de 2017 sont décidement très enclins à étudier "la spécificité insulaire de la Corse".

Début octobre, alors qu'il était aussi à la rencontre de ses soutiens en Corse dans la course qui l’oppose à Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite, l'ancien Premier Ministre Alain Juppé, s’était également déclaré en faveur de la réactivation d’une zone franche pour l’île. 

Partisan d'une collectivité unique

Nicolas Sarkozy a par ailleurs réaffirmé que l'appartenance de la Corse à la République française n'était "pas discutable".

Evoquant implicitement l'abandon, en 2014, de la violence clandestine,"qui empoisonnait la vie de l'île", par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), l'ancien président a estimé que "la Corse apaisée peut avoir davantage de pouvoirs dans le cadre de la République française".

Il s'est ainsi déclaré partisan d'une collectivité unique, à la place des deux départements actuels de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, qui doit entrer en vigueur en 2018, mais "sans qu'elle soit mise en oeuvre n'importe comment'.

Il a ainsi plaidé pour "la transparence et la garantie que chaque territoire puisse faire entendre sa voix et ses besoins".

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