• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Nouvelle étape de la guerre politique Tatti-Simeoni

François Tatti, à gauche en compagnie de Gilles Simeoni, au centre, lors de la victoire aux municipales de Bastia, en mars 2014 / © Maxppp
François Tatti, à gauche en compagnie de Gilles Simeoni, au centre, lors de la victoire aux municipales de Bastia, en mars 2014 / © Maxppp

A l'ordre du jour du Conseil Municipal de Bastia du mardi 28 juillet on peut lire  "vote à bulletin secret du maintien en fonction d’un adjoint au maire". Comprendre débarquement de Julien Morganti, 4e adjoint et bras droit de François Tatti. La hache de guerre ne sera pas enterrée.

Par Sebastien Tieri

Julien Morganti aura-t-il plus de chance que François Tatti ? Si le président de la Communauté d'Agglomération de Bastia est parvenu à se maintenir en place malgré les demandes publiques de démission et le retrait de la confiance des maires qui l'ont installé, le 4e adjoint de Gilles Simeoni pourrait bien faire les frais de la guerre ouverte au sein de l'ex-majorité municipale. 

Julien Morganti débarqué


Mardi 28 juillet le Conseil Municipal de Bastia a dans son ordre du jour le  "vote à bulletin secret du maintien en fonction d’un adjoint au maire". 
4e adjoint délégué aux Infrastructures et aux aménagements urbains, Julien Morganti est 9e vice-président de la CAB et un des leaders du MCD de François Tatti dont il est le bras droit. 

Le maire lui a déjà retiré ses délégations, le vote aura pour objectif de lui ôter son titre d'adjoint et les indemnités qui y sont liées.

Le retrait des délégations est une arme politique comme cela a déjà été fait du temps de la majorité d'Emile Zuccarelli à l'égard de François Tatti ou bien encore à Ajaccio sous la mandature de Simon Renucci. Mais cette fois-ci pour retirer le titre d'adjoint, le conseil municipal procèdera à un vote avec un débat qui promet d'être animé.  

Après avoir vivement critiqué et publiquement fait part de ses "plus extrêmes réserves" sur les orientations budgétaires 2015 de la ville, deux mois plus tard (en avril dernier), François Tatti et les élus du MCD ont finalement voté le budget 2015 présenté par la majorité municipale. Une manière pour eux de ne pas rompre le contrat municipal. 

Mais les vagues de ces désaccords iront jusqu'à la CAB... En ce qui concerne le budget de la communauté d'agglomération de Bastia (CAB), François Tatti, et les deux conseillers de son groupe, ont largement été mis en minorité sur leur propre budget 33 voix contre 3). François Tatti s'est abstenu lors du vote du budget présenté par la majorité communautaire et a même voté contre un amendement de cette même majorité. 

Rupture amplifiée par la territoriale​

A Bastia les Tattistes comptent 7 sièges en rupture avec leur majorité qui en détient 27 au moins (Inseme 18 - E. De Gentili 4 - Milani 5) les 9 restants pour l'opposition. Ce décompte réalisé, l'issue du vote ne devrait faire aucun doute. 

Cela signera mardi un nouvel acte de cette guerre politique disputée par François Tatti et ses amis d'un côté, et le reste de l'ex-majorité de l'autre. Le tout amplifié par l'approche à vitesse grand V du scrutin territorial. 

L'autre adjointe au maire MCD, Leslie Pellegri, déléguée à la Santé et au Handicap, semble déjà avoir pris quelques distances avec le mouvement de François Tatti. Elle ne s'était pas associée à leurs dernières prises de position au sein du Conseil.
Elle pourrait même siéger comme non-inscrit, ce qui affaiblirait un peu plus le MCD au sein de l'Assemblée municipale. 

Les cinq mois qui nous séparent de la territoriale réserveront sans doute de nouveaux épisodes de ce feuilleton politique, qui pourrait aussi très vite lasser les bastiais...  


 


Nouvelle étape de la guerre politique Tatti-Simeoni
Interviews : Gilles Simeoni, maire de Bastia

 

La position de Jean Zucarrelli

"L'éviction de Julien Morganti est l'énième rebondissement d'une crise politique sans fin. Aujourd'hui Gilles Simeoni ne peut plus se prévaloir du soutien de la majorité des Bastiais. Francois Tatti, isolé à la CAB et désormais rejeté à la mairie, récolte avec ce qu'il lui reste de partisans, ce qu'il a semé. Il reste complice et responsable, avec ses anciens alliés, de la grande désillusion des Bastiais. La paralysie est installée, notre ville plus que jamais à l'arrêt."

Jean Zuccarelli, au nom du groupe des radicaux et apparentés au conseil municipal de Bastia

A lire aussi

Sur le même sujet

S'engager comme pompier volontaire, portraits

Les + Lus