Reims-Bastia: les supporters bastiais risquent une peine d'emprisonnement

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Écrit par France 3 Corse ViaStella
Arrivée des prévenus au tribunal correctionnel de Reims, le 22 mars 2016
Arrivée des prévenus au tribunal correctionnel de Reims, le 22 mars 2016 © Pierre Simonpoli

Le procureur de la République du tribunal correctionnel de Reims a requis des peines allant de 1 à 5 mois de prison avec sursis et jusqu'à deux ans d'interdiction de stade pour les sept supporters bastiais.

L'audience des sept supporters bastiais a débuté à 14h au tribunal correctionnel de Reims le 22 mars. Une trentaine de supporters du Sporting étaient venus depuis Bastia pour soutenir les prévenus.



Le procureur de la République a requis des peines allant de 1 à 5 mois de prison avec sursis et jusqu'à deux ans d'interdiction de stade pour les sept supporters. La décision a été mise en délibéré, elle sera rendue le 13 mai prochain.

Dès le début de l'audience, Maitre Lienard, avocat de la défense, a rapidement évoqué des éléments manquants tels que "des bandes videos et deux officiers de police, dont l'utilisateur suspecté du flashball, [sont] absents." Il a demandé à la présidente du tribunal d'ordonner une instruction complémentaire et d'exploiter tous les éléments de l'enquête. Le tribunal n'a jamais statué sur la demande de complément d'infos qui aurait renvoyé le procès à une date ultérieure.




Des vidéos ont été diffusées dans lesquelles un policier frappe un jeune, mineur, à plusieurs reprises sans comportement menaçant du côté des Bastiais. Le policier a reconnu à la barre l'avoir frappé après "avoir reçu des insultes".

Dans son réquisitoire, le procureur a fait état des comportements menaçants des supporters. Il a insisté sur le fait que l'audience d'hier ne concernait pas les violences policières, que ce serait une autre procédure. Tout comme celle de Maxime Beux. Les avocats de la défense eux souhaiter un procès global sur les faits du soir des incidents.

Rappelons que la veille de l'audition, un des avocats de la défense Maitre Jean-André Albertini, avait eu accès à une partie des vidéos de surveillance de l'après match du 13 février dernier, lors des échauffourés entre la police et les supporters bastiais. Il a porté plainte pour faux et usage de faux après avoir noté de grandes différences entre les faits et les déclarations des policiers.

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