SNCM : première audience au tribunal de commerce de Marseille

Alors que la SNCM a officiellement déposé le bilan mardi 4 novembre, le tribunal de commerce de Marseille se penche, ce mercredi, sur le dossier.

ILLUSTRATION - La SNCM a officiellement déposé le bilan le 4 novembre dernier.
ILLUSTRATION - La SNCM a officiellement déposé le bilan le 4 novembre dernier. © Lucies Bouzigues - France 3 Corse ViaStella
Une première audience concernant la SNCM se déroule ce mercredi après-midi au tribunal de commerce de Marseille. La société maritime a officiellement déposé le bilan mardi 4 novembre. La SNCM s’est déclarée en cessation de paiement depuis que ses actionnaires lui ont réclamé le remboursement de leur prêt.

Le président du directoire de la SNCM, Olivier Diehl devrait être entendu lors de cette première audience à laquelle assisteront des représentants du personnel.

L’audience devrait conduire à la nomination d’un juge enquêteur et devrait permettre de fixer une date, a priori d’ici fin novembre, où le tribunal se prononcera cette fois sur le sort de la compagnie.

Les représentants du personnel ont prévu de manifester devant le tribunal de commerce ce mercredi après-midi. 

Vers un redressement judiciaire ?


Les actionnaires majoritaires de la société, Transdev et Veolia, mais aussi l'Etat, soutiennent depuis plusieurs mois la solution du redressement judiciaire, seule solution selon eux pour "empêcher sa disparition pure et simple". Ils estiment que cela permettra à la compagnie, à la fois d'annuler les condamnations européennes à rembourser les 400 millions d’euros d’aides publiques jugées illégales, et de trouver un nouvel actionnaire.

Les syndicats ont une toute autre lecture du dossier. Ils mettent en garde sur le fait notamment que le contrat de délégation de service public (DSP) de la desserte de la Corse pourrait ne pas être transmis au repreneur.

Le PDG de Transdev, actionnaire principal de la SNCM, Jean-Marc Janaillac, a fait valoir lundi 3 novembre sur France Info que plusieurs repreneurs potentiels, "de l'ordre de cinq ou six", étaient intéressés par ce dossier.
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