Les présidents du Conseil Exécutif et de l'Assemblée de Corse doivent témoigner au procès des 8 militants nationalistes dont Pierre Paoli, jugés devant la Cour d'Assises Spéciale de Paris pour des attentats commis par le FLNC en 2012 . Gilles Simeoni s'est s'exprimé à la barre ce 12 juin.
Au deuxième jour de ce procès, la dimension politique a clairement pris le dessus sur les faits. Les témoignages d'élus, et pas seulement des élus nationalistes, se succèdent pour soutenir la principale figure des 8 militants jugés, Pierre Paoli, membre du bureau exécutif de Corsica Libera. Accusé d'avoir dirigé le FLNC Union des Combattants pour la Corse du Sud, il encourt 30 ans de réclusion criminelle.
Ce mardi matin le conseiller territorial et conseiller municipal d'Ajaccio pour Corsica Libera Paul Leonetti a décrit Pierre Paoli comme un homme de paix et de dialogue.
Il n'est pas possible de travailler pour la paix en incarcérant des personnes comme lui
Et dans un courrier Jean-Charles Orsucci, conseiller territorial LREM, le parti de président de la République, le qualifie d"artisan infatigable de la construction d'une paix durable".
Et il ajoute : "Il n'est pas possible de travailler pour la paix en incarcérant des personnes comme lui."
Ce mardi après-midi c'est le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni qui a été entendu à la barre des témoins. Il a lui aussi décrit Pierre Paoli comme un homme de dialogue. "J'ai dit qu'à ma connaissance il n'était pas un chef du FLNC et que je le connaissais comme un responsable politique et dirigeant du mouvement Corsica Libera"
Demain mercredi 13 juin c'est le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni qui viendra témoigner.
Compte-rendu d'audience avec Anne marie Leccia et Flora Battesti.