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Perturbations hier soir sur la ligne Paris-Bordeaux après le décès d'un homme tué par un TGV

Un homme a été tué par un TGV Paris-Bordeaux-Toulouse dans la Vienne au sud de Poitiers lundi en fin d'après-midi. 5 TGV et 1 TER ont été bloqués avec leurs passagers pendant plus de trois heures.
Cet homme circulait à pied le long de la voie aux environs de 17h30. Il a été happé par le TGV en direction de Paris en rase campagne, près de Vivonne, à une vingtaine de kilomètres de Poitiers. Une enquête est en cours et pourrait conduite à l'hypothèse d'un suicide.

Le TGV transportait environ 200 passagers et a été immobilisé sur la voie, la circulation étant interrompue sur les deux voies pour permettre l'intervention des enquêteurs.

Le trafic a repris progressivement dans le sens Bordeaux-Paris et un peu plus tard dans le sens Nord-Sud.

La solitude du conducteur de TGV

A la SNCF, où le réseau est immense, les accidents peuvent survenir en rase campagne. Le conducteur doit aller constater lui-même l'accident, notamment pour voir si le corps n'a pas été projeté sur une autre voie.
C'est un grand moment de solitude pour le conducteur, même s'il est parfois accompagné d'un contrôleur.
"Il y a le face-à-face avec la mort qui rappelle notre propre condition de mortel et aussi l'accès à une intimité du corps qu'on n'est pas censé avoir", affirment les psychologues.

Arrivent ensuite pompiers et forces de l'ordre, et, le plus rapidement possible, un cadre SNCF d'astreinte qui va accompagner le conducteur.
La déposition au commissariat est souvent un moment difficile, L'agent sera reconduit chez lui et un dispositif mis à sa disposition : permanence téléphonique 24h/24 avec un psychologue, possibilité de rendez-vous en face-à-face, visite au médecin du travail, entretien avec son responsable avant la reprise.
Le but est de faire "un état des lieux des ressources de la personne" car l'événement aura un impact psychologique différent en fonction du contexte personnel.

"Lors des entretiens, le conducteur dit souvent "j'ai tapé", on lui apprend à dire "le train a tapé"", expliquent les psychologues en charge de ces agents.
Dans de rares cas, il peut y avoir une impossibilité à reconduire. Une inaptitude provisoire sera d'abord prononcée, avant un éventuel reclassement dans l'entreprise.
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