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Le sénateur de la Creuse Jean-Jacques Lozach présente les sept piliers de la lutte antidopage- le rapport intégral

Adopté à l'unanimité le 16 juillet dernier, le rapport a nécessité cinq mois de travaux et concerne une quinzaine de disciplines sportives
Jean-Jacques Lozach, sénateur PS de la Creuse, rapporteur sur la lutte antidopage
Jean-Jacques Lozach, sénateur PS de la Creuse, rapporteur sur la lutte antidopage © Capture d'écran/Senat.fr
En préambule à la présentation du rapport par le sénateur Lozach, le président de la commission, Jean-François Humbert, député UMP du Doubs, avait tenu à préciser que ce rapport ne visait pas seulement le cyclisme, faisant allusion aux dernières fuites dans la presse évoquées par exemple par le Limousin Jacky Durand à propos du tour de France 1998).

Le rapporteur Jean-Jacques Lozach a annoncé ce matin soixante propositions dont certaines devraient provoquer quelques remous. Pour le sénateur de la Creuse, l'enjeu est à la fois éthique et sanitaire. Jean-Jacques Lozach a précisé que 10 000 contrôles anti dopage ont lieu  en France et que 200 cas se révèlent positifs chaque année.

La commission souhaite par exemple mettre l'accent sur une étude approfondie du trafic de produits dopants ( les salles de musculation sont notamment dans le colimateur et des contrôles systématiques sont souhaités pour ces établissements).

Pour ce qui est des sanctions disciplinaires, le sénateur Lozach a évoqué la nécessité de transférer la prise de sanction, qui est actuellement  une prérogative entre les mains des fédérations sportives, à l'Agence Française de Lutte contre le Dopage.

En matière d'analyses, un renforcement est préconisé pour rechercher plus systématiquement l'utilisation d'EPO ou d'hormones de croissance notamment.


Le dernier "pilier" évoqué par le rapporteur est une coopération véritable de l'AFLD avec les services de gendarmerie, de police et des Douanes.

La "liste noire"

Le rapporteur Jean-Jean Lozach a indiqué que "par souci de vérité et d'honnêteté" la publication des bordereaux  des contrôles anti-dopage dans les Tour de France 98 et 99 figuraient bien dans les annexes du rapport. Il s'agit de prélévement pour rechercher l'EPO, produit interdit en France depuis 1990. Il s'agit d'une pièce "annexe" parmi beaucoup d'autres, a tenu à préciser le sénateur Lozach.

Le rapport du Sénat sur le dopage



[Video] extrait de l'intervention du sénateur de la Creuse Jean-Jacques Lozac sur le dopage

 

 

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