Suppression des départements: les réactions en chaîne

Dans son discours de politique générale, hier devant les députés, Manuel Valls a proposé, outre le re découpage des régions, la suppression des conseils départementaux d'ici à 2021.

Les réactions sont vives après l'annonce faite hier par Manuel Valls de supprimer les départements d'ici 2021.

Pour Eric Gautier, président du conseil général des Deux-Sèvres,cette décision relève "...d'une vision réactionnaire de droite" et d'ajouter"... une double ineptie: économique car on ne résoudra pas la dette en s'attaquant aux collectivités (...) politique car la gauche ne gagnera pas en reproduisant les causes de sa défaite, en ne répondant pas aux besoins des gens".

Michel Boutant, président du conseil général de la Charente est sonné par cette décision: "Avec un tel glaive au dessus de la tête, que fait-on? On organise les obsèques avec 7 ans d'avance? On prépare la sortie? On va recueillir le sentiment de la population?" Et de mettre en valeur les réalisation du conseil général: bus à un euro, contournement d' Angoulême, investissement sur les routes.

Claude Bertaud, président du conseil général de la Vienne rappelle que sans le conseil général, il n'y aurait eu ni Futuroscope, ni Center Parc et se demande qui, dans le cas de la suppression des conseil généraux, gèrera tous leurs domaines de compétences, rappellant au passage que, pour son département, sur les 417,34 millions d'Euros, le budget alloué au social est de 200,91 millions d'euros, soit presque 50% du budget.

Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente Maritime, est clair: “...Si on fait de grandes régions, il faut maintenir les départements, sinon, il n’y aura plus de cohérence et de solidarité territoriale, notamment dans les zones rurales. Je pense qu’il y a une incompatibilité sur une annonce bonne sur les régions et celle sur les départements”.

Il est vrai que l'idée qui a prévalu, il y a deux cent ans, à la naissance des conseils généraux était celle de l'égalité des citoyens: chacun devait pouvoir accéder aux mêmes services et bénéficier des mêmes droits.

Les compétences du conseil général
La loi de décentralisation du 2 mars 1982, transfère l’exercice du pouvoir départemental du préfet au Président du Conseil général. Cette loi reconnaît au Conseil général le plein exercice de ses attributions. Les compétences du Conseil général sont accrues et nouvelles pour la plupart. Elles touchent à la vie quotidienne des citoyens, avec de multiples compétences:







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