L'avenir de Mia Electric entre les mains des juges du Tribunal de Commerce de Niort

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Cet après-midi, le tribunal de commerce de Niort a examiné les trois offres de reprise de l'entreprise de fabrication de véhicules électriques des Deux-Sèvres et il a constaté un problème de procédure.

Par Nicole Brémaud + AFP

Le tribunal a constaté qu'un problème de procédure rendait les offres non recevables en l'état mais il n'a pas empêché à chaque candidat à la reprise d'intervenir.

Selon l'ancienne dirigeante de Mia Electric, Michelle Boos, "Trois offres de reprise ont été présentées".  
Une seule offre, présentée par un consortium dirigé par l'entrepreneur français Georges Dao, comprenant des spécialistes de l'électrique, conserverait une partie des emplois, selon Christophe Klein, délégué CFE CGC.
Il comprend une société coréenne spécialiste des batteries, Kokam, une allemande produisant des batteries à hydrogène, Magnum Pyrex, la française FSB Holding (économies d'énergie et énergie solaire) ou encore Fulmen (batteries). Selon M. Dao, un tiers des 76 salariés conservés seraient issus du bureau d'études et les deux-tiers restants de l'usine de production.

Le fournisseur de batteries E4V, qui équipe déjà la Mia, est aussi sur les rangs, ainsi que
La société 4H Holding, qui a déjà investi dans Lumeneo, également liquidée et qui produisait des voitures électriques en Alsace.

L'offre de l'industriel Michel Albrand, et sa société NSD2 a tété jugée irrecevable en l'état.

L'entreprise employait 200 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres) et la région Poitou-Charentes est actionnaire à hauteur de 12%.

Le jugement a été mis en délibéré. C'est mercredi prochain que nous devrions connaître le nom du repreneur choisi par le tribunal de commerce à moins que du temps supplémentaire soit nécessaire à l'etude des offres. 



 Rappel: Mia a été rachetée en juin 2013 par le consortium Focus aux groupes allemands ConEnergy et Kohl, qui avaient eux-mêmes repris en 2011 l'activité électrique de l'ancien équipementier Heuliez. A partir de l'automne, les salaires avaient été versés avec retard. Des fournisseurs de pièces, avec lesquels Mme Boos tentait de négocier à la baisse, ne livraient plus les produits, au point que la chaîne de montage était finalement paralysée, en dépit de commandes sur un marché de plus en plus porteur avec une hausse des ventes de voitures électriques en France de 55% (8.779 unités vendues) en 2013.

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