Commémoration : la bataille du Mont-Gargan, c'était il y a 70 ans...

L'une des batailles les plus sanglantes du maquis Limousin a permis de ralentir l'ennemi et de poursuivre les actions de résistance qui conduiront à la libération de Limoges. Les troupes étaient alors conduites par le Colonel Georges Guingoin. C'était il y a tout juste 70 ans.

La bataille du mont Gargan oppose, du 18 au 24 juillet 1944, les Allemands de la Brigade Jesser, épaulés par des membres des 1re et 3e Centaines de la 2e Cohorte de la Milice française, aux maquis du Mont Gargan (sur la commune de Saint-Gilles-les-Forêts en Haute-Vienne), commandés par le Georges Guingouin.

Après le parachutage de conteneurs d'armes, les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) du colonel FTP Georges Guingouin, renforcés par des gardes mobiles et des éléments de l'école de la Garde mobile de Guéret passés à la Résistance, soit environ trois mille cinq cents hommes, se sont opposés à environ quatre mille huit cents assaillants composés de la colonne Jesser, forte de deux mille cinq cents hommes renforcée par d'autres unités allemandes et des miliciens français.

Le 18 juillet 1944 de violents combats se déroulent sur le mont Gargan et autour de sa chapelle. En fin d'après-midi, face aux armes lourdes allemandes, la position du mont Gargan tombe. Une brèche est alors ouverte en direction de Sussac, qui est atteint par les Allemands dès le 19, et d'Eymoutiers, occupé à partir du 23. Après plusieurs jours de ratissage, les troupes allemandes se retirent car manquant de moyens pour s'implanter à demeure.

Cette bataille du mont Gargan est la plus sévère livrée par les hommes de Georges Guingouin qui, au prix de 38 tués, 54 blessés et 5 disparus, ont réussi à freiner l'avance ennemie afin de sauver, en le distribuant aux maquisards, le matériel parachuté, mais n'ont pu, malgré leur courage et leur combativité, interdire la conquête du terrain à une armée régulière. Pourtant, cette dernière n'a pas été en mesure de disloquer définitivement le maquis qui s'est dispersé pour reprendre ses actions de résistance une fois le matériel sauvé et finalement libérer limoges le 21 août. Selon un document allemand trouvé lors de la Libération les pertes de la colonne Jesser ont été lors de la bataille de 342 soldats tués ou blessés.

Aujourd'hui comme tous les ans une cérémonie commémorative avait lieu au pied de la stèle de Saint-Gilles-les-Forêts en présence de près de 200 personnes parmi lesquelles de nombreuses personnalités à commencer par la fille de Georges Guigouin.

Pour en savoir plus regardez LES RESISTANCES un web documentaire signé France 3

Reportage ce matin à Saint-Gilles-les-Forêts.
Intervenants : André Denaud (résistant), Michel Jau (préfet de la Haute-Vienne), Michèle Guingouin (Fille de Georges Guingouin)

Reportage : Ulysse Thevenon, Pascal Coussy, Mary Bernahard, Mickaël Pinier