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Michèle Boos, ex-PDG de Mia Electric, prend le contrôle de Mia Generation

Michèle Boos à Mia Electric en juin 2013 / © France 3
Michèle Boos à Mia Electric en juin 2013 / © France 3

Michèle Boos, ex-PDG de Mia Electric, société spécialisée dans la fabrication de véhicules électriques, vient de prendre le contrôle de Mia Generation, société qui avait vainement tenté de racheter Mia Electric mise en liquidation judiciaire.

Par C.H avec AFP

L'arrivée de Michèle Boos à la tête de Mia Generation est très contestée à Cerizay (Deux-Sèvres), ancien site de Mia Electric, où d'anciens salariés lui reprochent de ne pas avoir tenu ses engagements en matière d'aide au reclassement.

Ainsi, un collectif d'anciens salariés "s'étonne que Mme Boos puisse rebondir ainsi et demande des comptes à leur ex-dirigeante" indique aujourd'hui l'AFP.
La mise en liquidation judiciaire de Mia Electric, le 12 mars 2014, avait entraîné la mise au chômage de 209 salariés. La vente aux enchères des lots de Mia Electric aura lieu les 24 et 25 septembre à Cerizay dans les Deux-Sèvres.


Mia Generation installée en Vendée

Michèle Boos s'est entre temps installée dans le département voisin, en Vendée à Saint-Michel-Mont-Mercure avec une quinzaine de salariés, pour la plupart issus de Mia Electric, afin d'y installer le site de Mia Generation. 
La Région Poitou-Charentes, alors présidée par Ségolène Royal, devenue depuis ministre de l'Ecologie, avait soutenu le projet de Mia Electric en entrant dans son capital à hauteur de 11%.


Précisions apportées dans un communiqué par Michèle Boos.

"Michèle Boos réfute les allégations selon lesquelles elle n'aurait pas tenu ses engagements dans le cadre de ses fonctions à la tête de Mia. L'entreprise a été liquidée après que le procureur de la république a, dans une hâtive analyse du dossier fondée sur une simple lettre anonyme, sollicité le placement de la société en redressement judiciaire puis sa liquidation. La liquidation, sans poursuite d'activité, est intervenue le 12 mars alors que le redressement de la société était possible, que la société faisait face au passif de la période d'observation et que les salaires de février 2014 avaient été intégralement payés. Michèle Boos déplore que les réquisitoires du parquet, entérinés par le tribunal de commerce, aient conduit au licenciement de plus de 200 salariés et au démantèlement d'un outil industriel rare en France pour lesquels des investisseurs avaient marqué leur intérêt. Michel Boos croit en l'avenir du véhicule électrique et démontrera qu'elle bénéficie de très nombreux soutiens dans les projets industriels qu'elle développera dans les années à venir. "

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