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Bordeaux: Evacuation d'un campement sahraoui

L'évacuation et la démolition du squat des migrants sous le pont St Jean à Borfdeaux a débuté à 6h30 ce lundi matin. / © S.Estève
L'évacuation et la démolition du squat des migrants sous le pont St Jean à Borfdeaux a débuté à 6h30 ce lundi matin. / © S.Estève

Une centaine de personnes, en grande majorité des Sahraouis demandeurs d'asile, qui vivaient depuis plusieurs mois dans un campement établi sous un pont ferroviaire à Bordeaux ont été évacuées dans le calme, ce lundi matin  par la police.

Par CB et AFP

Selon la préfecture de Gironde (communiqué) : "Les services de police ont procédé à l'évacuation du campement situé sous le pont ferroviaire de Bordeaux-Bastide, sur des terrains appartenant à la mairie de Bordeaux et au Grand Port Maritime de Bordeaux".
"Ce campement était occupé par une centaine de personnes, en grande majorité des Sahraouis, qui étaient installés depuis plusieurs mois dans des abris de fortune", 
sous le pont Saint-Jean. "Il s'agissait d'hommes isolés, pour la plupart des demandeurs d'asile"..

Demandée par le préfet de la région Aquitaine, Pierre Dartout, en application de décisions de justice remontant à la fin 2014, "l'opération s'est déroulée dans le calme et en présence des représentants de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), de la direction départementale de la cohésion sociale (DCCS)". Quatre interprètes étaient présents et les occupants "ont pu récupérer leurs affaires personnelles avant de quitter les lieux."

Hébergement temporaire

La préfecture a proposé une "solution d'hébergement temporaire en hôtel ou camping", en dehors de Bordeaux, aux 102 personnes présentes sur le campement mais seules 22 ont accepté, indique la préfecture. Les autres se sont éloignées dans les rues voisines, avec valises et sacs contenant leurs effets, pendant que des engins de chantier détruisaient les cabanes du campement.
"L'évacuation du squat s'est faite dans le cadre de l'urgence liée, d'une part, aux conditions d'insalubrité et de sécurité des lieux (zone inondable et risque important d'incendies), et d'autre part, aux impératifs de progression du chantier LGV" (ligne à grande vitesse) Tours-Bordeaux, précise le communiqué de la préfecture.

Lutte armée au Sahara occidental

Le Maroc a pris le contrôle de la plus grande partie du Sahara occidental en 1975 lors du retrait du colonisateur espagnol, déclenchant une lutte armée pour l'indépendance qui s'est poursuivie jusqu'en 1991, lorsqu'a été proclamé un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario sous l'égide de l'ONU.

Des dizaines de milliers de Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés, à Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie.

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