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Un Bordelais nommé directeur de l'Agence nationale de recherche sur le SIDA

C'est une agence qui compte dans la lutte contre le Sida. François Dabis, membre de l'inserm-Université de Bordeaux, est nommé à la tête de cette institution. 
Le Bordelais François Dubis prend la tête de l'agence de recherche sur le Sida
Le Bordelais François Dubis prend la tête de l'agence de recherche sur le Sida © Haut conseil de la santé publique
C'est un nom dans sa spécialité : médecin, universitaire et chercheur de renommée internationale, le Pr Dabis est spécialisé en épidémiologie et en santé publique. Il est membre de l'équipe "Maladies infectieuses dans les pays à ressources limitées" du Centre de recherches Inserm - Université de Bordeaux U1219 "Bordeaux Population Health".
Il vient d'être nommé Directeur de l'ANRS par les ministres en charge de la recherche et de la santé. 

Une expérience internationale

Le Pr Dabis, 59 ans, est un expert du VIH reconnu au plan international pour ses nombreux travaux sur l'épidémiologie et les défis de santé publique posés par cette infection virale. Il s'est ainsi attaché, tout au long de son parcours d’enseignant-chercheur, à évaluer des stratégies tant dans la prévention de la transmission du VIH que dans la prise en charge des patients.
La majorité de ses travaux concerne l'Afrique. Il a été mis en place un essai apportant la preuve de l'efficacité d'un traitement court par l'AZT à réduire la transmission du VIH de la mère à l'enfant en Afrique de l'Ouest.
Sa démarche de recherche actuelle vise à l’atteinte des objectifs "90/90/90" fixés par l'ONUSIDA pour contrôler l'épidémie partout dans le monde : d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH devront être diagnostiquées, 90% des personnes diagnostiquées devront recevoir un traitement antirétroviral et 90% des personnes sous traitement devront contrôler durablement leur virémie.

Voici la vision du nouveau directeur de l'ANRS :

Les défis posés à la recherche, tant fondamentale que translationnelle, restent nombreux aujourd'hui : lutter contre les obstacles structurels et individuels à la prévention, au dépistage et au traitement du VIH et des hépatites en France et dans les pays partenaires de l’Agence, développer un vaccin, aboutir à l'éradication du VIH et du VHB … Il me parait aujourd'hui essentiel que notre partenariat avec les pays à ressources limitées, le savoir-faire développé ensemble depuis de longues années dans le champ du VIH et plus récemment des hépatites soient mis à profit d'autres problèmes de santé prioritaires, notamment infectieux ".

 


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