Ce jeudi 10 février, un homme de 92 ans a perdu la vie dans l'incendie de sa longère à Chevanceaux. Malgré l'intervention de nombreux sapeurs-pompiers, l'habitation a entièrement brûlé.
Appelés à 12h08 ce jeudi 10 février, 52 sapeurs-pompiers sont intervenus sur l'incendie d'une longère au lieu-dit Fontauzier, sur la commune de Chevanceaux.
De nombreux moyens ont été mobilisés face au fort risque de propagation dans cette maison de 400 mètres carré : deux fourgons d'incendie, deux camions de feux de forêts, trois lances à incendie et une grande échelle. Le feu a été maîtrisé vers 14h30 mais l'intervention s'est poursuivie jusqu'à 21 heures. Menée par le capitaine Hervé Robert, chef de colonne de permanence au centre de secours de Saintes, l'opération a réuni des pompiers venus de Montendre, Bussac-Forêt, Jonzac, Montguyon et Matha.
C'est un chauffeur-livreur qui a donné l'alerte, inquiété par la fumée qui s'échappait de l'habitation.
Dans un premier temps, les secours ont pu craindre la présence dans la maison de munitions datant de la seconde guerre mondiale que la victime aurait collectionnées, et qui auraient pu compliquer leur intervention. Toutefois, le capitaine Lavaud de la compagnie de gendarmerie de Jonzac n'a pas pu le confirmer : "les militaires qui ont procédé aux premières constatation n'ont pas découvert d'obus comme évoqué au départ, mais des munitions de chasse soumises à la déclaration, comme des débris de balles". De nouvelles constatations devraient avoir lieu prochainement.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de cet incendie, mais d'après Alice Rodrigues, substitut du procureur de la République de Saintes, "pour le moment, il n'y a aucun élément laissant à penser l'intervention d'un tiers mais les investigations sont en cours". La thèse d'un incendie accidentel semble donc privilégiée.
Dans cette petite commune de 2090 âmes, les habitants sont sous le choc et la partie habitable de la maison calcinée est désormais à ciel ouvert d'après le maire Emmanuel Festal. Ce jeudi, il s'est très vite rendu sur les lieux alors que l'incendie : "on n'a rien pu faire, sur place il y avait tellement de fumée, de flammes qu'on n'a pas pu sortir le propriétaire..." L'édile, qui est aussi pharmacien dans le village, est attristé par la disparition du nonagénaire : "il était très connu de la population locale, c'était un de mes patients."
Il s'agit du quatrième décès dans un feu d'habitation depuis le début de l'année.