Île d’Oléron : après 8 ans de procédure l'immense site de production d’huîtres et de moules pourrait voir le jour

Un immense site de production industrielle bien voir le jour sur l'Île d'Oléron / © Cottereau Fabien - MaxPPP
Un immense site de production industrielle bien voir le jour sur l'Île d'Oléron / © Cottereau Fabien - MaxPPP

La cour administrative d'appel de Bordeaux rejette les arguments des opposants au projet de création d’un immense site de production industrielle d’huîtres et de moules dans le pertuis d'Antioche, devant Saint-Georges-d'Oléron.

Par Valériane Gouban

Le bras de fer aura duré huit ans. Désormais, plus rien ne s'oppose à l'installation d'un immense site de production industrielle d'huîtres et de moules en plein cœur de l'anse de la Malconche.

Cette implantation en eau profonde aura cristallisé la polémique et nourri un véritable feuilleton judiciaire, puisque tout débute en décembre 2011.

350 hectares d'élevage en filières

La préfecture autorise l'installation de 350 hectares d'élevage en filières dans le Pertuis d'Antioche. Avec cette nouvelle technique de cages reliées à des bouées par de longues chaînes, la profession espère remédier à la crise de mortalité des juvéniles.

Pourtant, le projet ne convainc pas plaisanciers et oléronnais. À l'été 2012, trois associations saisissent le tribunal administratif de Poitiers.Tous craignent que le sable ne laisse place à la vase et menace l'activité touristique.

Les zadistes bientôt délogés

La contestation prend un nouveau tournant lorsqu'en 2015, des zadistes s'installent sur l'Île d'Oléron. Ils seront bientôt délogés par les autorités.

La profession ostréicole elle-même avance divisée face à ce projet. Les filières en plein mer, très onéreuses (25.000€ l'unité), ne seraient accessibles qu'aux plus grosses entreprises.

Certains ostréiculteurs redoutent eux aussi un envasement à l'entrée du bassin Marennes-Oléron, susceptible de dégrader d'autres exploitations.

La fin d'un feuilleton judiciaire ? 

Ce vendredi 15 novembre, la cour administrative d'appel de Bordeaux considère qu'il n'y a pas lieu de demander une étude d'impact. À ce jour, 80 des 313 lignes prévues dans le projet sont déjà posées en mer.

L'association pour la préservation du littoral de la Malconche (Aplimap) et des Pertuis Charentais annonce de son côté qu'elle portera le dossier devant le conseil d'état.
 

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