Les animateurs manquent malgré des sessions de Bafa bien remplies

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Écrit par Mélanie Caron

Après deux ans de crise Covid-19, les formations au brevet d’aptitude aux fonctions d’animateurs reprennent. Et malgré des tensions toujours fortes dans le secteur de l’animation, les sessions trouvent leurs candidats.

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Après deux années difficiles et à l’approche des vacances scolaires, les centres de loisirs ont besoin de main d’œuvre en urgence. Mais les formations au Bafa, le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur, sont loin d’être terminées. "Ces derniers mois on a reçu une offre d’emploi par jour à diffuser dans notre réseau, souligne Virginie Pouilloux, directrice de l’association départementale des Francas Charente-Maritime. C’est une grosse difficulté pour les centres de loisirs." Un problème qui oblige certaines structures à réduire leur capacité d’accueil, par manque d’encadrement. "Nous avons des quotas de jeunes non diplômés, précise Virginie Pouilloux, mais cela reste limité et ne comble pas les trous."

Trois étapes de formation

Alors pour cette première semaine de juillet, une trentaine de jeunes originaires du grand Ouest préparent leur brevet d'animateur auprès de cette association. En respectant certaines conditions : être âgé d’au moins 17 ans au premier jour de la formation et valider les trois étapes obligatoires de cette-dernière. Les jeunes se lancent dans une première partie théorique, afin d’acquérir les notions de bases de l’animation, puis une partie pratique sous la forme d’un stage de 14 jours minimum en camp de vacances ou centre d’accueil de loisirs et d’un second stage d’approfondissement.

Certains, comme Jules, 17 ans, originaire de Niort, attendaient avec impatience de débuter la formation. "Toute ma famille travaille dans l’animation, alors je voulais vraiment bosser dans ce secteur. J’ai déjà des contrats fin juillet et début août." De son côté Alexis, venu de La Rochelle, envisage déjà des contrats en colonie de vacances. "En faisant des colos à l’étranger je pourrais voyager et j’adore ça. Même si je vais commencer par faire mon premier stage à La Rochelle."

Attirer les candidats

Obtenir des contrats, c’est l’objectif pour ces jeunes qui doivent souvent financer une partie de leur formation eux-mêmes. Au total, le coût est d’environ 1000 euros. "L’Etat propose une aide de 200 euros pour aider les famille à financer la formation, indique Viriginie Pouilloux. Ces enveloppes sont distribuées par les régions." Une aide visant surtout à attirer les candidats. "Presque toutes nos cessions sont remplies, ajoute la directrice de l’association. Les jeunes reviennent vers le Bafa."

Pour Gilles Corbion, directeur du Centre Sportif Départemental de Charente-Maritime, il faudra toutefois d’autres mesures pour relancer l’engouement envers le secteur de l’animation. "Le modèle actuel n’est plus adapté. On devrait être en mesure d’accueillir nos salariés saisonniers et de leur fournir un logement… mais aussi revaloriser les salaires." En attendant les nouveaux diplômés viendront compléter d’ici quelques semaines les effectifs d’animateurs dans les colos et centre de loisirs. Mais sûrement pas en nombre suffisant pour combler le déficit actuel.

Et pour s’inscrire comment ça marche ?

Pour s’inscrire il faut s’y prendre quelques mois en avance et faire sa demande auprès d’un organisme de formation reconnu. Pour toutes les formations se déroulant entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2022, une aide financière de 200 euros est accordée par l’Etat aux candidats, sans condition de ressources, et déduite des frais d’inscription.

Pour les petits budgets d’autres aides sont accessibles :

  • La Caisse d'Allocations Familiales : une aide nationale de 91.17 euros peut vous être attribuée si vous remplissez ce formulaire. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre CAF départementale car certaines accordent d’autres aides sous conditions de revenus du foyer (comme  la CAF de Vienne.)
  • La mairie : toutes ne prévoient pas d’aides mais n’hésitez pas à prendre contact auprès de la vôtre pour vous renseigner.
  • Le département : certains départements proposent des aides financières, mais pas tous.
  • La région : bonne nouvelle la région Nouvelle-Aquitaine accorde des aides, toutes les informations sont à retrouver sur ce lien.
  • Enfin vous pouvez vous tourner vers votre direction départementale de la jeunesse et des sports (dépendante du ministère de la Jeunesse). Ces aides s’adressent prioritairement aux étudiants, demandeurs d’emploi ou bénéficiaires de minima sociaux.