VIDÉO. Les Love-Rooms, nouvel eldorado ? Les couples viennent s'y réfugier pour fuir un quotidien oppressant

Les loueurs y recherchent une nouvelle activité professionnelle, et en espèrent une rentabilité immobilière plus que lucrative. Bon, très bien. Et l'amour dans tout ça ?

Pour vivre heureux, vivons cachés ? dit l’adage. Dopée par le confinement, depuis quelques mois, explose en France la tendance des love-rooms. On en dénombrerait 69 en Nouvelle-Aquitaine, pour l’instant.

Le concept de ces chambres pensées, meublées et décorées pour séduire les amoureux est issu des motels en vogue au Brésil et des loves hôtels du Japon.

Que nous dit ce phénomène de notre société ? L’« auto-confinement » du couple dans ces cadres intimes, hors maison, peut-il sauver l'amour ? Ou est-ce juste un nouveau type de séjour haut-de-gamme ?

Partir pour se retrouver

Quel couple d'amoureux n'a jamais organisé ou au moins rêvé de faire une "virée à deux" ? Tous les deux, on sera bien, nous fredonne un air connu

Avalé par la routine, monopolisé par les enfants, pressuré par le travail, le couple s’épanouit mieux dans des espaces qui lui sont réservés.

Le secteur des meublés touristiques s’est depuis longtemps approprié ce besoin d’évasion romantique. Les love-rooms poussent le concept un cran plus loin (voire plusieurs) et capitalisent sur cette envie de tête-à-tête accrue.

Au cœur de ce marché, la recherche de la sensualité tient une place prépondérante, si ce n’est centrale dans certaines chambres.

Figure quasi imposée dans ces locations-là : un espace spa… que ce soit une baignoire balnéo pour deux ou carrément un jacuzzi, la détente passe par un moment partagé dans les bulles, érigé en symbole de détente.

S’enfermer pour s’évader ?

Autre équipement qui se veut haut-de-gamme : le lit ! Il est mis à l’honneur en version King size, Queen size ou lit rond et agrémenté de touches romantiques ou coquines (pétales de roses, miroir au plafond, ambiance lumineuse… ça peut aller jusqu’à l’accessoire bondage).

Certains loueurs proposent d’ailleurs toute une panoplie de gadgets érotiques. Des mallettes à la location ou des sextoys à emporter.

Ces lieux se nichent parfois dans d’anciennes granges ou dépendances agricoles. Une ou deux pièces, sans fenêtre ou presque, astucieusement meublées et décorées, accessoirisées. L’important étant moins la vue sur l’extérieur que la variété des occupations intérieures… Balançoires, fauteuils tantriques, barre de pôle dance, voire Croix de Saint-André, une fois la porte fermée, libre à chacun d’essayer ou pas ces possibilités introuvables dans les lieux de séjour « classiques ».

Love-room ou play-room

Le sexologue poitevin Philippe Arlin affiche un certain scepticisme face à ce concept trop sexualisé à son goût. Pour lui, et les couples en difficulté qu’il accompagne, cette ambiance de performance affichée dans les moindres détails de la décoration peut être contre-productive. Le romantisme et l’intimité sont déjà à eux seuls un contexte favorisant et ressourçant pour l’équilibre à deux. Il vaut mieux ne pas faire porter trop de pression sur le sexe.

Pour ceux qui sont plus à l’aise avec leur sexualité, de tels lieux se révèlent un terrain ludique. Tous les âges sont des clients potentiels, des plus jeunes couples, en découverte de l’un, de l’autre et de leur propre sensualité, aux amoureux plus expérimentés en quête de renouvellement ou de frissons.

Les livres d’or regorgent d’ailleurs de commentaires heureux et autre preuve de cet engouement, les réservations ne désemplissent pas !

Des chambres en or

En moyenne, la nuit tourne autour de 200 €. Une belle rentabilité pour ces quelques mètres carrés parfois situés dans des campagnes reculées. Pour les loueurs, c’est un argument de vente efficace à distance de tout attrait touristique et une valorisation immobilière qui permet un retour sur investissement beaucoup plus rapide qu’une location mensuelle ne pourrait l’offrir.

Beaucoup ont d’ailleurs réalisé les travaux eux-mêmes, y trouvant au passage une nouvelle activité professionnelle, plus épanouissante et plus en accord avec leur projet de vie. Parfois clients eux-mêmes, ils décrivent leur joie et satisfaction d'offrir à leur tour à d'autres couples une parenthèse agréable.

Les love-rooms donneraient-elles autant d’amour et de bonheur à celles et ceux qui les louent qu’à celles et ceux qui les préparent ?

♥ "La love-room, nouvel eldorado ?", un magazine signé Marie-Ange Cristofari, Antoine Morel, Florent Cavan et Josiane Etienne, à découvrir dans Enquêtes de Région sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, ce mercredi 8 février à 23h05.
À voir en avant-première sur france.tv

Magazine de Marie-Ange Cristofari, Antoine Morel, Josiane Étienne et Florent Cavan

durée de la vidéo : 00h10mn53s
Pour vivre heureux vivons caché dit l’adage/// Dopée par le confinement, depuis quelques mois, explose en France la tendance des love-rooms. Reportage de Marie-Ange Cristofari, Antoine Morel, Josiane Étienne et Florent Cavan ©France télévisions
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