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Le Rassemblement National réuni à La Rochelle pour lancer la bataille des municipales

Marine Le Pen ici au Parlement européen à Bruxelles le 13 juin 2019. / © Aris Oikonomou / AFP
Marine Le Pen ici au Parlement européen à Bruxelles le 13 juin 2019. / © Aris Oikonomou / AFP

Fort de sa victoire aux européennes, le parti présidé par Marine Le Pen réunit ce dimanche à La Rochelle son conseil national. Objectif : mettre au point la stratégie en vue des élections municipales de 2020. 

Par EG d'après AFP

C'est dans un hôtel proche du vieux port de La Rochelle que le Rassemblement national tient ce dimanche son conseil national.

La réunion qui vise à mettre au point la stratégie du parti en vue des élections municipales l'année prochaine se tient à huis clos.

Marine Le Pen tiendra en fin d'après-midi une conférence de presse afn d'en détailler le scénario. 

"Davantage de qualité" 

Alors qu'en 2014, le scrutin avait été remporté par la droite, avec seulement une dizaine de communes dans l'escarcelle de qui était encore le Front National, le parti de Marine Le Pen entend cette fois s'implanter et nouer des alliances notamment avec les Républicains déboussolés par leur déroute aux européennes.

Le RN ne va pas "aller faire de la figuration dans des villes où (il a) peu de chances d'être élu", a précisé dimanche sur France Inter Sébastien Chenu, porte-parole du parti.

 On va faire davantage de qualité que de quantité

En 2014, le FN (devenu RN) avait présenté près de 600 listes à ces élections. Cette fois, il en présentera moins mais dans les chefs-lieux et les villes de plus de 20.000 habitants, avec des candidats mieux formés et mieux accompagnés durant leur mandat. 

Après les municipales de 2014, un tiers des conseillers municipaux FN avaient démissionné. "Beaucoup avaient sous-estimé la difficulté d'être élu de l'opposition" et le parti ne les avait "peut-être pas assez suivis", selon le RN. 

"Irriguer" 

L'autre objectif est de partir des villes conquises en 2014 - et  que le RN compte regagner - pour "irriguer" autour. Suivant cette "stratégie de l'inondation", le parti entend se renforcer dans ses fiefs des Hauts-de-France, de la Provence Alpes-Côte d'Azur, du Grand Est et de l'Occitanie.

Mais le parti ne devrait pas présenter de candidats dans l'Ouest, où il n'espère pas beaucoup de victoires, et ne conduira pas de liste à Paris, où il s'est rallié à celle d'un énarque libéral, Serge Federbusch.

La ville emblématique briguée par le RN est Perpignan, 122.000 habitants, où le député Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, a choisi de concourrir sans étiquette pour faciliter le "dialogue". 


Alliances

Le RN compte aussi forger des alliances avec les Républicains, en crise profonde depuis les européennes (8,48%). A défaut de rapprochements entre appareils, que le "cordon sanitaire" de LR interdit, le RN multiplie les appels du pied aux militants et aux élus. 

Mais l'union des droites "ce n'est pas assez ambitieux", estime M. Chenu, député du Nord, qui promet des listes "d'ouverture et pas uniquement avec des gens issus de la droite".


    
 

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