La Rochelle : le pont du Gabut a été entièrement démonté avant d'être restauré

Le tablier du pont du Gabut a été enlevé et déposé à terre. / © France Télévisions
Le tablier du pont du Gabut a été enlevé et déposé à terre. / © France Télévisions

A La Rochelle, le pont du Gabut va être complètement démonté et rénové. Des travaux de grande ampleur qui s'achèveront en juin 2020. L'ouvrage pèse au total plus de 150 tonnes et date de 1927. Il a été installé à La Rochelle en 1936.

Par Christine Hinckel

Tous les Rochelais l'appellent le pont du Gabut (du nom du quartier) mais il s'agit d'un pont Scherzer. Du nom de l'ingénieur américain qui a construit ce type de pont basculant permettant aux bateaux de passer dessous.
A La Rochelle, il se lève plusieurs fois par jour pour permettre aux bateaux de rentrer dans le bassin des Chalutiers. Il a été construit en 1927 à marseille et est arrivé par bateau à La Rochelle en 1936 et depuis ce pont fait partie de l'histoire et de l'image de la ville.

Aujourd'hui, il fait partie du patrimoine de la ville, il est l'un des édifices que l'on surveille et que l'on veut protéger pour pouvoir le faire durer le plus longtemps possible. Mais aujourd'hui, il est fatigué.
Jean-Marc Soubeste, adjoint au maire de La Rochelle

Depuis plus de 90 ans, le pont est soumis aux intempéries, au sel venu de la mer et a dû supporter pendant des années des tonnages bien supérieurs à ceux pour lesquels il avait été conçu. Des travaux de restauration en profondeur s'imposent et ils vont s'étaler sur huit mois.
Le pont avait déjà fait l'objet d'une campagne de restauration en 2005. Il avait déjà été démonté et à l'époque d'importantes traces de corrosion avaient été constatées. 


Un pont de plus de 150 tonnes à soulever et à déposer

La partie des travaux réalisée cette semaine est la plus impressionnante et quelques curieux étaient présents ce matin pour y assister. Sur trois jours, il a fallu démonter le chariot du moteur de 20 tonnes puis enlever le contrepoids et ce jeudi, le tablier a été soulevé à l'aide de deux grues. Il a ensuite été déposé à terre au nord du chantier où seront assurées les opérations de réparation. A la complexité des opérations s'ajoute le poids de l'ouvrage.

Le pont est lourd et articulé donc difficile à lever. Le pont fait 150 tonnes au total avec un tablier qui fait 60 tonnes et un contrepoids qui fait 90 tonnes.
Philippe Nomballais, directeur des travaux

La restauration va se déroulée en trois phases. Le sablage va permettre de s'attaquer à la rouille avant de repeindre en blanc l'ensemble de l'ouvrage alors que certaines pièces, trop abimées, vont être refaites.
Jusqu'en juin 2020 et la fin des travaux, une passerelle va être mise en place pour permettre le passage des piétons et des vélos.


 

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