Rugby Top 14 : le Stade Rochelais, co-leader du championnat après sa victoire contre l'UBB

Face à des Bordelais qui cherchent encore leur rugby en ce début de saison, les Maritimes ont été intraitables en première mi-temps. Un seul regret, le point de bonus offensif qui leur échappe.

© Xavier Léoty. AFP
Le petit monde de l'Ovalie se demande encore s'il faut appeler ça un derby. Le "derby de l'Atlantique", osent certains. Hier soir, en tout cas, au moins pendant les quarante premières minutes, il n'y avait qu'une équipe sur la pelouse de Deflandre. De toute évidence, l'envie est en jaune et noir, l'agressivité aussi. Et si c'est Jules Plisson qui ouvre le compteur avec une pénalité à la dixième minute, les Maritimes, comme toujours, veulent faire plaisir aux 5000 supporters présents hier soir. Peu après le quart d'heure de jeu, Gourdon franchit, Uini Atonio n'est pas loin et, petit côté, c'est Kerr-Barlow qui marque le premier essai.

"On s'est fait malmener"

Faire vivre le ballon, enchaîner les passes après contact ; depuis quelques années, c'est la marque de fabrique du Stade Rochelais et, quand ça fonctionne, ils sont injouables. A la demi heure de jeu, Seta Tamanivalu prend un carton jaune après un placage haut sur Bourgarit. L'UBB n'avait vraiment pas besoin de ça. Cinq minutes plus tard, le duo Plisson-Sinzelle s'amuse comme à l'entraînement. Petit par dessus du premier dans ses 22, le second le rattrappe un peu miraculeusement, bien servi le sud-africain Wiaan Lieberberg met les cannes et, au final, Plisson retrouve Sinzelle qui applatit après une dernière passe de son ancien co-équipier du Stade Français. 17 à 0 à la pause. Pour beaucoup la messe est dite, tant les hommes de Christophe Urios semblent incapables de proposer plus de jeu. 

 

On s'est fait malmener. Ce n'est pas la bataille tactique qu'on a perdue, c'est la bataille du combat, comme très souvent dans le rugby. Le reste, c'est de l'enfumage. Ca m'agace parce que je n'ai toujours pas trouvé la clé qui va bien. Je cherche. On peut se satisfaire d'avoir gagné la deuxième mi-temps comme à Lyon mais le problème, c'est qu'on gagne la deuxième mi-temps quand le match est déjà perdu. Donc ça ne sert à rien.

Christophe Urios, entraîneur de l'Union Bordeaux-Bègles

Jérémy Sinzelle regrette de ne pas avoir empoché un troisième bonus offensif d'affilé
Jérémy Sinzelle regrette de ne pas avoir empoché un troisième bonus offensif d'affilé © L. Claveau - France Télévisons


"Le championnat est encore long"

Car, de fait, pour le deuxième acte de la soirée, les débats vont quelque peu s'équilibrer avec, notamment, l'entrée de Jalibert ou de l'ancien rochelais Amosa. Les maritimes, eux, se font moins précis, enchaînent les fautes et, blessé, Atonio doit céder sa place. Malgré l'affichage de nouvelles intentions, l'UBB devra se contenter de deux pénalités. Botia manque l'essai du bonus. Score final, 20 à 6. En enchaînant trois victoires d'affilé, les joueurs du Stade Rochelais auront, selon leur manager Jono Gibbes, mériter "une bonne bière" hier soir. Sinzelle, lui, s'avouera frustré en conférence de presse, persuadé que le groupe a encore une marge de progression significative.
 

On était trop imprécis pour prendre les cinq points. On fait un retour de deuxième mi-temps assez moyen. On met beaucoup de jeu au pied, il commence à pleuvoir, on ne joue plus du tout notre rugby. On a perdu un peu le fil à ce moment de la partie. Le championnat est encore long. C'est un bon début, cinq premiers bons matches, mais il y a encore du chemin. Il faut savoir saisir les opportunités. Les cinq points, on l'a fait à Bayonne, on l'a fait contre Castres ; ce soir, tout en respectant Bordeaux, je pense qu'on aurait du le faire.

Jérémy Sinzelle, Ailier du Stade Rochelais

Ce lundi, les jaune et noir partagent la première place du Top 14 avec Toulouse et Clermont. Prochain déplacement chez leurs meilleurs ennemis palois le premier novembre prochain. 
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