VIDEO "Moins d’apéro, moins de dessert, c’est souvent un plat, un café, et c’est fini" Le budget vacances au régime !

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Plombés par l'inflation, les vacanciers rognent sur le budget restaurant et raccourcissent leurs séjour. Un reportage de Noémie Furling, Christelle Nicolas et Josiane Etienne. Stéphane Villain, président de Charentes-tourisme, espère une météo plus favorable pour la suite ©France Télévisions

Début de saison touristique plutôt mitigé dans notre région, et notamment en Charente-Maritime. En raison de l'inflation, les vacanciers se serrent de plus en plus la ceinture. Cela se ressent notamment chez les restaurateurs.

Découragés par la météo automnale du moment, les touristes se font rares sur la grande plage de Châtelaillon. Un peu plus haut sur la digue, les terrasses des restaurants sont, elles aussi, bien vides.

Début juillet a été plutôt calme. On espérait que ça arrive un peu plus à partir du 14 juillet. Malheureusement on est très dépendant du temps qu'il fait.

Léo Davail

Restaurateur


Si les restaurateurs de la commune constatent une baisse de la fréquentation de près de 20% par rapport à 2022, ils observent également un changement des comportements de leurs clients.

Moins d’apéro, moins de dessert, c’est souvent un plat, un café, et c’est fini !

Céline Brizard

Restauratrice

Un budget limité

Changement d'habitudes aussi dans les campings où les séjours se raccourcissent...

C’est vrai que des séjours de 15 jours, on en a pratiquement pas. C’est toujours à la semaine et ensuite sinon, les gens décalent hors saison, avant ou après, et ne prennent que quatre jours.

Jean-Baptiste Dagreou

directeur de camping

En cause, une baisse du pouvoir d'achat des visiteurs, français notamment. Le maître mot : profiter oui, mais avec modération. Beaucoup optent pour le sandwich plutôt que le restaurant. Les familles préfèrent aussi cuisiner elles-mêmes.

On a un budget, on essaie de faire attention. On regarde un peu plus. C’est vrai que les prix sont plus élevés que les années précédentes.

Un vacancier

Si les croisières vers les îles charentaises ont toujours le vent en poupe, les loueurs peinent, eux, à trouver leur clientèle.

On n'a pas une grosse fréquentation. On a pas mal de monde pour les stages, c'est une clientèle fidèle, des grands-parents pour les stages des petits enfants. Mais les locations, ça ne marche pas très fort pour l’instant.

Clément Ringeard

chef de base du Club de voile Châtelaillon

Quand certains n'abandonnent pas les activités, ils se dirigent tout de même vers des offres bons marchés. Depuis l’année dernière, l'office de tourisme de La Rochelle propose un "package", baptisé La Rochelle Océan Pass, qui permet d’accéder à la plupart des sites de La Rochelle et au-delà.

Tout ça pour un prix extrêmement serré ! C’est typiquement le produit qu’on met en avant et qui fonctionne bien en cette période.

Nicolas Martin

directeur de l'office de tourisme de La Rochelle

La preuve pour l'aquarium de La Rochelle qui affiche complet ces jours-ci, sans doute dopé aussi par la fraîcheur de la météo.

La météo-dépendance s'accentue

10-15 % des touristes sont des excursionnistes : ceux qui viennent pour deux, trois jours, ne font pas le déplacement.

C'est souvent l'A10 qui vient chez nous. Paris Tours, Orléans, Poitiers, Niort. Quand il ne fait pas beau, ils regardent la météo et restent chez eux et attendent que les beaux jours arrivent.

Stéphane Villain

Président de Charentes Tourisme

L'an passé, la Charente-Maritime était la deuxième destination touristique de France. Le tourisme est un secteur phare avec deux milliards d'euros de rentrées économiques, 20 000 emplois et 33 millions de nuitées.

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