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Charente : une école de la deuxième chance ouvre à Angoulême

Dans un premier temps, l'Ecole de la Deuxième Chance d'Angoulême sera installée dans ces locaux à Girac. / © France Télévisions
Dans un premier temps, l'Ecole de la Deuxième Chance d'Angoulême sera installée dans ces locaux à Girac. / © France Télévisions

Elle accueillera ses premiers élèves au début de mois de décembre. Après châtellerault et Niort, une école de la deuxième chance va bientôt ouvrir sur le territoire du Grand Angoulême. Elle accueillera des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ou qualification.

Par Christine Hinckel

L'école d'Angoulême sera la troisième du genre en Poitou-Charentes, la deuxième a été créée à Niort en 2015 sur le modèle de celle fondée à Châtellerault en 2005. Il en existe plus d'une centaine au niveau national. La première a été implantée en 1997 à Marseille sous l'impulsion d'Edith Cresson, ancien Premier ministre et à la tête de la Fondation Édith Cresson pour les E2C.


A qui s'adresse les écoles de la deuxième chance ?

Ces écoles s'adressent aux jeunes de 16 à 35 ans sortis depuis plus d'un an du système scolaire sans diplôme ou qualification. Elles visent à leur donner une deuxième chance pour rebondir dans la vie et acquérir un savoir et une formation professionnelle. L'établissement d'Angoulême va accueillir 12 élèves dans un premier temps pour ensuite concerner des promotions plus importantes, 120 stagiaires sont attendus en 2021.

"Il s'agit de donner la possibilité à des jeunes qui ont eu des parcours de vie qui ne leur ont pas permis de poursuivre des études de reprendre des études et d'acquérir les savoirs et le comportement utiles pour retrouver le chemin du travail." explique Jean-François Dauré, le président de Grand Angoulême.

Les écoles de la deuxième chance proposent un parcours en alternance avec au programme : une remise à niveau des savoirs de base, des stages en entreprise et des activités culturelles et sportives.


La motivation avant tout

La scolarité est individualisée et peut durer de quatre mois à deux ans. Elle permet d'obtenir une attestation de compétences acquises et a pour finalité l'insertion sociale et professionnelle de jeunes décrocheurs qui jusqu'alors n'avaient plus vraiment de repères. A Angoulême comme dans les autres E2C, la motivation est le principal critère de sélection. Les stagiaires reçoivent une rémunération pendant leur formation.


Un budget de 680 000 euros

Le projet mené par le Grand Angoulême était à l'étude depuis trois ans. L'école va ouvrir ses portes en décembre prochain et sera installée sur le site de la pépinière d'entreprises de l'agglomération angoumoisine qui finance son fonctionnement à hauteur de 10%.

"L'école a un budget de 680 000 euros. Il est pris en charge à 90% par l'Europe, l'Etat et la Région et autour de 10% par la communauté d'agglomération." précise Jean-François Dauré.


Un parcours individualisé pour chaque stagiaire

Sa création a été officialisée hier après-midi par Edith Cresson, venue à Angoulême pour y apporter sa signature. Elle a rappelé que chaque année 15 500 jeunes sont pris en charge par ces écoles et "nous avons 70% de résultats positifs c'est-à-dire soit un emploi soit un retour à une formation qualifiante" se félicite Edith Cresson qui ajoute que la cour des Comptes a rendu un rapport très positif sur les E2C en soulignant le bon rapport entre investissement et résultats.
Chaque parcours est différent et chaque élève reçoit un enseignement individualisé, et pour l'ancienne Premier minsitre c'est ce qui fait le succès de la formule.

"Vous n'enseignez pas une matière mais vous enseignez une personne. Chaque formateur est le référent de 5 à 10 jeunes stagiaires qui peut s'adresser à lui à tout moment de la journée sur n'importe quel sujet, familial, personnel ou pour des problèmes de santé et de logement."

Edith Cresson et les écoles de la deuxième chance
Edith Cresson était à Angoulême pour le lancement de l'école de la deuxième chance du Grand Angoulême. Interview france 3 Poitou-Charentes

Une fois sortis de formation, les jeunes sont tous suivis pendant plusieurs années par les responsables des écoles.




 

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