Tuberculose bovine : un éleveur charentais démuni face à la lenteur administrative

L'été dernier, un cas de tuberculose bovine est détecté dans le troupeau d'un éleveur laitier installé à Nonac en Charente. La préfecture décide l'abattage total des bêtes mais aujourd'hui, l'agriculteur dénonce la lenteur de la gestion administrative qui l'empêche de se tourner vers l'avenir.

Thomas Jeanneau, devant son troupeau qui doit être abattu après la découverte d'un cas de tuberculose bovine.
Thomas Jeanneau, devant son troupeau qui doit être abattu après la découverte d'un cas de tuberculose bovine. © France 3
Après la découverte du cas de tuberculose, une expertise a été réalisée dans l'élevage le 14 septembre dernier. De son côté, la préfecture de Charente a pris un arrêté le 27 octobre dernier pour ordonner l'abattage de toutes les bêtes, la désinfection des lieux et la mise en place d'un vide sanitaire d'au moins un mois.


Dans l'attente du rapport d'expertise

Face à ces obligations, qu'il ne conteste pas, Thomas Jeanneau se trouve aujourd'hui démuni car le rapport d'expertise qui détermine le montant des indemnités qu'il recevra ne lui a toujours pas été communiqué. Impossible pour lui dans ces conditions de commencer à investir dans un nouveau cheptel pour relancer son activité et maintenir les emplois de ses salariés. Sans compter, qu'il doit nourrir des vaches qui sont destinées à être abattues.
Thomas Jeanneau est à la tête d'un troupeau de plus de 350 vaches et veaux dont 180 vaches laitières. Il n'en reste plus que 170 aujourd'hui et toutes devront être abattues. L'abattage a commencé cependant l'éleveur charentais ne veut pas faire abattre toutes ces bêtes avant d'avoir reçu le dossier d'expertise.

Plus d'informations avec le reportage de Jérôme Deboeuf, Christophe Guinot et Alexia Rouy :

La tuberculose bovine est une infection pulmonaire, une maladie animale qui peut être transmise à l'homme, causée par une bactérie. Les ruminants, domestiques et sauvages (principalement bovins et cervidés), mais également les sangliers, blaireaux ou renards peuvent être infectés. La transmission de la maladie peut se faire par la faune sauvage.
En France, le sud de la Charente est considéré comme une région à risque.



Un reportage de Jérôme Deboeuf, Christophe Guinot et Alexia Rouy :
durée de la vidéo: 01 min 33
Élevage bovin touché par la tuberculose à Nonac (16)

 

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