Les salariés de Deshors Moulage espèrent un repreneur

Une partie des 47 salariés de Deshors Moulage se sont réunis avec les syndicats ce jeudi 23 juillet 2020 après l’annonce mardi de la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise. Ils contestent la procédure. 

Deshors Moulage dans de nouveaux locaux depuis 2016.
Deshors Moulage dans de nouveaux locaux depuis 2016. © A.Abalo/FTV
Après l’annonce difficile d’une mise en liquidation judiciaire de l’entreprise par le  tribunal de commerce de Brive mardi 21 juillet, salariés et représentants du personnel se sont retrouvés sur le site.

Si la décision judiciaire n’a pas été une grosse surprise -depuis trois ans, le site a accumulé plus de 9 millions d’euros de pertes de chiffre d’affaires-, les syndicats contestent la procédure. Ils évoquent un « délit d’entrave » car ils ont reçu la convocation devant le tribunal deux jours seulement avant l'audience. Ils ont pris l’attache d’un avocat qu’ils doivent rencontrer ce jeudi 23 juillet.
 
Les salariés de Deshors Moulage espèrent un repreneur


A la sortie de l’assemblée générale, Arnaud Bergeron, élu CGT Deshors saluait la mobilisation des salariés : « malgré les mesures de chômage partiel, les congés, les salariés sont unis.
 

On est attaché à cette entreprise, on a pas envie qu’elle meure.

Arnaud Bergeron, élu CGT Deshors

"Un espoir mince"


La société, spécialisée dans les moules pour l'industrie pneumatique, a fait vivre de nombreux familles à Brive depuis plusieurs décennies et s’est installée fin 2016, dans une nouvelle unité de production de 4200 m² sur la zone de Brive-Laroche.
Mais malgré des investissements, les difficultés se sont accumulées pour l’entreprise du  groupe AD Industries qui possède aussi Deshors ADI à Brive.

Thierry Garrelou, membre du CSE Deshors moulage, tourneur-fraiseur-ajusteur depuis 22 ans se désole de la situation et espère un repreneur mais il s’inquiète : « ça va être dur de retrouver du travail sur le bassin de Brive si on ferme ». Son collègue Arnaud Bergeron évoque « un espoir mince mais on est convaincu qu’il existe ».

Les syndicats veulent sensibiliser population, commerçants et élus. La direction, quant à elle n’a pas voulu s’exprimer ce jeudi.
 
L’activité doit se poursuivre au moins pendant trois mois.  




 
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