Gel : les dégâts commencent à apparaître sur les cultures, les pomiculteurs attendent l'évaluation pour être indemnisés

Les dégâts causés par le gel de fin avril 2024 peuvent mettre du temps à apparaître sur les fruits. En Corrèze, certains pomiculteurs commencent tout juste à la mi-mai à constater une perte de production. Ils attendent une expertise des services de l'État pour demander une indemnisation liée au régime des calamités agricoles.

Stéphane Boisserie, arboriculteur à Estivaux, pensait avoir été épargné par le gel des 22 et 23 avril 2024. Et pourtant, le froid mordant de ces deux nuits à moins 2 degrés ne montre ses premiers stigmates qu'un mois plus tard.

Ce vendredi 17 mai, l'agriculteur indique à notre équipe les dégâts qui viennent tout juste d'apparaître sur les fuits : "voilà les résultats aujourd'hui : du russet, des anneaux de gel et voilà, ces pommes-là, c'est tout industrie" constate-t-il, dépité. Industrie, cela signifie que le seul débouché de ces pommes abîmées sera le tarif compote, situé en dessous du prix de revient.


Des dégâts qualitatifs qui ne sont que la partie émergée de l'iceberg puisque Stéphane Boisserie s'attend à des pertes plus importantes encore : "Il y a des pommes aujourd'hui qui ont eu un coup de gel, mais ensuite, pour faire simple, elles ne décident qu'à partir de maintenant si elles vont chuter ou pas et ça, je ne le sais pas, donc je suis dans l'incertitude, il faut que j'attende encore au moins quinze jours avant de le savoir".

1200 hectares de vergers en Corrèze

En soutien à l'arboriculteur, des collègues ainsi que des syndicats et la chambre d'agriculture se sont réunis, ce 17 mai, pour constater les dégâts. La culture de la pomme représente 140 producteurs et 1200 hectares de vergers en Corrèze. Pour savoir combien ont été touchés par le gel, les syndicats agricoles JA et FDSEA ont demandé une commission d'expertise.

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Les dégâts du gel chez les pomiculteurs corréziens au printemps 2024 ©J. Radenac / T. Gomes

"C'est l'administration, donc la DDT qui se déplace et qui vient voir sur différents vergers les pertes, comment les pommes sont abîmées, les dégâts qu'il y a et être en capacité de chiffrer à peu près précisément le taux de perte", explique Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA  19. Une estimation indispensable afin de demander une indemnisation liée au régime des calamités agricoles.

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