Pêche. "Avant, il y avait beaucoup plus de truites sauvages" : la qualité des cours d'eau en baisse en Corrèze

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Attendue impatiemment par des milliers de passionnés dans notre région, la saison de la pêche ouvre enfin ce samedi 9 mars. Si le débit des cours d'eau est plus que satisfaisant, avec toute la pluie tombée depuis des semaines, leur qualité n’est pas au rendez-vous et la diversité des poissons s’en ressent, notamment en Corrèze. ©France Télévisions

Attendue impatiemment par des milliers de passionnés dans notre région, la saison de la pêche ouvre enfin ce samedi 9 mars. Si le débit des cours d'eau est plus que satisfaisant, avec toute la pluie tombée depuis des semaines, leur qualité n’est pas au rendez-vous et la diversité des poissons s’en ressent, notamment en Corrèze.

À quelques jours de l’ouverture de la pêche, des empoissonnements sont encore réalisés dans les cours d’eau corréziens, comme par l’association de pêche de Brive, qui vient tout juste de relâcher quelque 120 kilos de truites et de saumons. 

Des pratiques habituelles, moins faites, d’ailleurs, pour pallier une absence totale de poissons que pour permettre des prises satisfaisantes à l’ouverture, et donc garder constant le nombre de cartes achetées par les pêcheurs. 

Cela dit, entre réchauffement climatique et pollutions diverses, la qualité des cours d’eau ne cesse de se dégrader.

À Saint-Hilaire-Luc par exemple, non loin de Neuvic, le Vianon était en excellente "santé" il y a encore six ans, "noté" 18/20 par les stations de mesures de l’État. Aujourd’hui, cette note est descendue à 12 !

En Haute-Corrèze, on est sur des cours d’eau qui sont relativement petits, qui sont plus sensibles, plus fragiles, aux différentes perturbations, et qui sont peuplés d’espèces très sensibles aux pollutions. Alors parfois, de petites perturbations vont avoir peu d’effets, mais parfois, une goutte en plus, c’est une goutte en trop !

Sébastien Versanne Janodet

directeur de la Maison de l'Eau et de la Pêche de Corrèze

Et ces changements entraînent tout de même une diminution du nombre de poissons. Pour les anciens, il y a, par exemple, beaucoup moins de truites sauvages qu’avant.

On sait que ce n’est pas tant le nombre de prises qui importe, mais le plaisir de pêcher. N’empêche, sans jeu de mots, les pêcheurs sont inquiets, et la saison 2024 ne s’annonce guère miraculeuse.

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