Réserve ministérielle : le journal Le Point insiste sur quelques privilèges en Corrèze

Le magazine Le Point publie ce 12 août 2015 une enquête sur l'utilisation de la "réserve ministérielle". Elle est le pendant gouvernemental des réserves parlementaires. La Corrèze est un département bien servi selon le journal.

Il y a de moins en moins d'opacité dans l'attribution des "réserves", enveloppes qui peuvent être attribuées aux financements de différents projets sur le territoire.

Le magazine Le Point, dans son édition du 12 août 2015, a mené l'enquête sur l'utilisation de la réserve ministérielle (article payant). Différente des réserves parlementaires (130 millions d'euros), cette réserve est dotée de quelques dizaines de millions d'euros dont les ministres, élus ou parlementaires peuvent disposer pour aider certains territoires. Les chiffres sont publics, mais le magazine a décidé d'y mettre le nez : la Corrèze, terre politique chamarrée de droite (Chirac) et de gauche (Hollande), n'est pas le département le moins bien loti.

Ainsi, depuis le début du quinquennat de François Hollande, 1 millions d'euros de subventions auraient été alloué à différents projets comme la construction de toilette au camping du lac de Bournazel, révèle l'hebdomadaire.

Le Point précise ainsi qu'en qualité d'aide exceptionnelle, la ville de Tulle, dirigée par Bernard Combes, ami du président de la République, a reçu une subvention en 2013  pour l'aménagement d'une place.
Ligne comptable que l'on retrouve dans l'officielle communication du gouvernement :

TULLE 19   -

A gauche comme à droite…

Rien de répréhensible à cela. Seulement là ou le bât peut éventuellement blesser, ce n'est pas sur la communication des chiffres qui sont publiés régulièrement par le ministère de l'intérieur, mais sur l'opacité qui guide le choix de financer tel ou tel projet. Ce n'est rien de dire que souvent les fiefs d'élections sont privilégiés selon Le Point.  

Ainsi la Corrèze, à la fois terre de droite avec les Chirac et terre de gauche avec François Hollande, bénéficie depuis plusieurs années de subventions conséquentes.

Rappelons qu'en 2012, avant le changement de majorité,  Bernardette Chirac, en tant que conseillère générale de Corrèze,  avait obtenu une subvention de 200 000 euros pour la construction d'un centre de secours auprès du gestionnaire de cette bourse, le ministre de l'intérieur. A l'époque, il s'agissait Claude Guéant.
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