Coupe d'Europe: Bordeaux-Bègles veut retrouver son attaque à Exeter

Simon Hickey (à gauche), ouvreur néo-zélandais, est la nouvelle recrue de l'UBB, le joker de Pierre Bernard. / © DAMIEN MEYER / AFP
Simon Hickey (à gauche), ouvreur néo-zélandais, est la nouvelle recrue de l'UBB, le joker de Pierre Bernard. / © DAMIEN MEYER / AFP

Bordeaux-Bègles, au repos le week-end passé après le report de son match de Coupe d'Europe (poule 2) face à Clermont suite aux attentats de Paris, n'envisage rien d'autre que de "se lâcher" samedi contre Exeter et faire taire les critiques sur son attaque en souffrance.

Par KJ avec AFP

Ils se faisaient une joie de débuter à Chaban-Delmas dans la plus prestigieuse des coupes d'Europe. Ce sera finalement au Sandy Park d'Exeter, ville du sud-ouest de l'Angleterre qui a accueilli trois matches de la dernière Coupe du monde, que les Girondins vont assouvir leurs envies de grands espaces.

Impatiente, gourmande bien que moins fringante ces derniers temps, l'UBB n'a plus marqué le moindre essai depuis près de cinq heures de jeu: l'ailier australien Blair Connor à la 24e minute du match contre Agen le 16 octobre dernier. Mais cela ne semble pas la traumatiser.

Je considère les trois dernières rencontres sans essai comme une anomalie statistique, rien de plus


commentait d'ailleurs son manageur, Raphaël Ibanez, la semaine dernière.

L'animation offensive est pourtant une vraie marque de fabrique du club girondin, ancrée dans son ADN depuis sa remontée dans l'élite en 2011.
Clermont aurait pu en témoigner, lui qui a concédé un revers historique (51-21) il y a 11 mois à Bordeaux, avec six essais ramenés dans sa besace. Une démonstration minimisée par le président Laurent Marti: "Je continueà dire qu'on avait fait illusion contre Clermont et Castres(59-7) la saison dernière
et qu'après on a eu des matches très pénibles où il n'y avait pas toujours de spectacle. Il n'y a pas grand chose qui a changé dans le jeu de l'UBB",
estime le dirigeant bordelais.

Ceux qui pleurent la disparition de notre soi-disant beau jeu sont les mêmes qui m'expliquaient la saison dernière qu'avoir une belle équipe qui joue bien au rugby sans gagner ne servait pas à grand-chose. C'est assez déprimant comme état d'esprit", abonde Ibanez. "Moi, j'ai toujours pensé le rugby comme une source de plaisir, c'est ce que j'entends bien transmettre aux joueurs", poursuit l'ancien talonneur international.

Je veux des trois-quarts offensifs, retrouver de l'allant, c'est évident. Mais ce qui serait frustrant serait de voir les joueurs arriver à l'entraînement tête basse en se posant 1.000 questions. Or ce n'est pas le cas




"Tout le groupe est allé chercher cette qualification au dernier match de la saison dernière à la dernière seconde (grâce à un drop de Pierre Bernard contre Gloucester 23-22 lors d'un barrage européen), il faut prendre ce match comme une récompense, se lâcher et se faire un peu plus plaisir que ce que l'on a fait lors des derniers matches", conclut Buttin.

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