Guéret et ses quartiers prioritaires

Les quartiers de Guéret en zones prioritaires
En Creuse, sept cités HLM de Guéret font partie des nouvelles zones prioritaires à aider. Bilan après la signature d'un contrat de ville en juillet 2015. Intervenants : Simone et Jeanine, habitantes quartier Brésard, Stéphane Fabre, chef de projet politique ville grand Guéret, Thomas Bourdeau directeur association oasis, Eric Correia, président agglomération grand Guéret, Michel Vergnier, député-maire de Guéret. - France 3 limousin  - T.Milon/F.Bordes/A.Dos Santos

En juin 2014, un ensemble de sept cités HLM à Guéret a été choisi par le gouvernement pour faire partie des zones prioritaires pour la politique de la ville.
Depuis cette date, des actions se mettent doucement en place.

Par Thomas Milon

Le 17 juin 2014, le gouvernement Valls a annoncé une nouvelle géographie d’intervention de la politique de la ville. Elle concerne 1300 quartiers contre 2600 auparavant afin de concentrer les efforts sur les quartiers les plus pauvres.

Les quartiers de Guéret ont été choisis pour intégrer cette nouvelle carte.
Plus précisément, un ensemble de sept cités HLM (Charles de Gaulle, Brésard, Olivier de Pierrebourg, Maindigour, Beauregard, Sylvain Blanchet et Madeleine Chapelle), baptisé « Albatros ».

Dans ces îlots, on est loin des problèmes d’insécurité et de dégradation des immeubles connus dans les quartiers sensibles des grandes agglomérations. Ce sont les revenus des habitants qui ont fait entrer la préfecture de la Creuse dans la géographie prioritaire : près de la moitié des foyers gagnent moins de 9000 euros par an.

Les quartiers rassemblent près de 1880 personnes : des personnes âgées, souvent seules, et des familles d’origine diverse. Les familles monoparentales sont surreprésentées (43 % des familles –près de 200- contre 15 % pour le grand Guéret).

L’autre caractéristique est le taux de chômage très important. Il atteint 29 % de la population active soit trois fois plus que la moyenne nationale.

 

Développement de l'emploi

Le développement économique et l’emploi sont une priorité des contrats de ville signés entre l’Etat et les communes ainsi que d’autres partenaires (agglomération, pôle emploi, CAF).

À Guéret, il a été signé en juillet 2015 avec un programme de mesures pour favoriser l’embauche de demandeurs d’emploi dans les entreprises locales (par exemple à Noos), aider à la création d’entreprises (avec des exonérations fiscales) et améliorer la vie des habitants (du soutien scolaire à l’embellissement des immeubles). 

Un an après, les actions se concrétisent doucement mais l’association de quartier Oasis voit d’un bon œil le contrat de ville.
Deux « adultes relais » chargés de faire de la médiation sociale et culturelle ont été recrutés par la ville. Le 11 juillet, un troisième local de quartier a été inauguré à Charles de Gaulle. La création de jardins familiaux et d’une épicerie solidaire sont en projet.
Le contrat de ville financé par l’Etat (75 000 euros par an) ainsi que la communauté d’agglomération (15 000 euros) et la commune (15 000 euros) est mis en place jusqu’en 2020.
Les quartiers prioritaires de Guéret, avec ceux de Limoges et de Brive sont également concernés par le programme de renouvellement urbain 2014-2024 avec une enveloppe de 5 millions d’euros.  




 

  


 


 

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