Guéret : fermeture de la piscine, la mairie cherche des solutions

Depuis la mi-octobre, Guéret n'a plus de piscine municipale. Celle-ci a été fermée au public, non pas en raison du confinement, mais pour péril imminent. Pour la mairie de Guéret, c'est une mauvaise surprise dont on se serait bien passé, et qui risque de faire mal au budget de la ville.
 
Des piliers fendus, le toit affaissé, et dans les sous-sols, des fissures larges comme le poing. Cette vieille dame de 52 ans menace de s'effondrer. Un lourd dossier à gérer pour la maire, qui ne comprend pas comment on a pu en arriver là.

"Il y a eu une expertise en 2006, elle concluait que le bâtiment était fragile, qu’il y avait certaines choses à faire mais qui étaient encore dans le domaine du possible, du programmable sur quelques années. Rien n’a été fait." Explique Marie-Françoise Fournier, maire de Guéret.

Et pas davantage après une deuxième commission en 2011, qui a rendu les mêmes conclusions. Pour autant, Michel Vergnier, l'ancien maire se défend : s'il a bien engagé des rénovations, jamais on ne lui a signalé un danger sur la structure. Et il était hors de question d'engager de gros travaux : "Je rappelle que la commune n’avait plus la compétence pour la construction du centre aquatique, c’est l’agglomération qui l’avait. Donc si on avait engagé des très gros travaux alors qu’on allait construire quelque chose de neuf vous imaginez ce qu’on aurait pu nous dire." 
 
Piscine de Guéret insalubre


Pour les 600 membres du club de natation, et pour les écoles, la mairie cherche donc des solutions. Le centre aqua-ludique de la Souterraine propose d'ouvrir quelques créneaux aux Guérétois, il reste à organiser les déplacements en bus. Mais Marie Françoise Fournier a une autre piste : "On est en train de regarder ce que l’on appelle les structures éphémères, qui sont des piscines qu’on nous livre clés en main, et dont la durée de vie est d’environ 5-6 ans, qui permettent aux villes qui font des travaux d’avoir une structure pour passer le cap. Il ne faut pas se leurrer c’est très cher."

500 000 euros par an, voilà qui va plomber les finances de la ville. Cette structure pourrait être installée dès le printemps prochain et pour les 6 années à venir, le temps de faire sortir de terre ce très attendu centre aqua-ludique, un dossier que la mairie compte bien relancer auprès de l'agglomération.
 
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