Discothèque : Le Loft en Creuse fermé administrativement après le décès d'un jeune homme

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Une enquête est ouverte depuis le 11 décembre 2022 après la découverte du corps inanimé d'un jeune de 23 ans le dimanche 11 décembre dans cet établissement de La Souterraine. Selon le parquet ce jour-là, le décès était intervenu dans un contexte de forte alcoolisation.

C'est par un message laissé sur la page Facebook de l'établissement que l'annonce de la fermeture administrative s'est répandue sur les réseaux sociaux. Un message qui évoque une décision "jusqu'à nouvel ordre". Contactés par téléphone, les services de la préfecture de Creuse se refusent à tout commentaire le temps de l'enquête.

Le maire de la commune, Etienne Lejeune, contacté ce lundi, se dit informé de la fermeture administrative, sans plus de détails, et "inquiet de ce qui s'est passé" ce soir-là. Ce dernier nous a confirmé avoir eu un contact, après le drame, avec le propriétaire de la boîte de nuit - qui propose également des "thés dansants". Le propriétaire de l'établissement avait alors décidé la fermeture du site pour une semaine. 

Pour l'élu, cette fermeture administrative est "peut -être une bonne chose en attendant que la responsabilité des uns et des autres soit faite sur cette affaire." Il précise, par ailleurs, que la Communauté de Communes du Pays Sostranien - dont il est président - est propriétaire des locaux. 

"L'omission de porter secours"

Au lendemain du drame déjà, un contexte de forte alcoolisation avait été évoqué par la Justice et le Parquet précisait qu'il n'y avait pas de suspicion d'intervention d'un tiers dans ce décès, ni de bagarre.

En ce début d'année, toute hypothèse criminelle semble écartée. Le jeune homme qui s'était assoupi sur une banquette de l'établissement, avait été retrouvé inconscient le dimanche 11 décembre au petit matin. Il n'avait pas pu être réanimé par les secours.

Le Parquet de Guéret a ouvert une enquête en recherche des circonstances du décès. Il est, en ce 9 janvier, toujours en attente des retours d'expertises pour confirmer la thèse la plus probable : une mort par asphyxie à la suite de vomissements. 

Pour la Justice, il s'agit donc de comprendre s'il y a eu "omission de porter secours". En clair, au cours de cette soirée, une personne a-t-elle constaté le danger imminent pour la jeune victime sans intervenir ?

Les auditions de témoins et du personnel se poursuivent pour déterminer s'il y a eu une faute ou un manquement de la part de l'une des personnes présentes ce soir-là dans la discothèque. 

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