Un producteur de myrtilles creusois perd quasiment toute sa récolte

Drôle de saison, les orages de ces dernières semaines ont été dévastateurs pour quelques producteurs de la Creuse. Notamment le 28 mai dernier lors d'un orage de grêle. Un producteur de myrtilles risque de ne pas bénéficier d'indemnisations. 



Terrible histoire d'un producteur de myrtilles qui a perdu pratiquement toute sa récolte, le 28 mai dernier lors d'un orage de grêle à Boussac Bourg, en Creuse. 
Il ne pourra bénéficier d'aucune indemnisation, car cette production ne peut pas bénéficier d'une reconnaissance de calamité agricole.

En cas des pertes occasionnées par des événements météorologiques d’importance exceptionnelle contre lesquels aucune protection suffisante n’a pu être mise en œuvre, une indemnisation des pertes au titre de calamité agricole peut être sollicitée par les exploitants agricoles. Elle concerne uniquement les productions et les biens non assurables. L’indemnisation est prévue par un Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA).


Caroline Huet, Noëlle Vaille


Pourquoi trouve-t-on de moins en moins de myrtilles ?
La diminution de la surface en myrtilles résulte de deux phénomènes simultanés : l’action de l’homme (reboisement, ramassage «musclé» au peigne) et l’évolution naturelle du couvert végétal. La présence de myrtilles est, en effet, intrinsèquement liée à un type de biotope. Il s’agit d’une espèce héliophyle, c’est-à-dire qu’elle aime le soleil, nécessaire au fleurissement et, par extension, à la production de baies. C’est pourquoi on la trouve plus particulièrement dans les pinèdes clairsemées situées entre 800 et 1 300 m.