Poitou-Charentes : ils sont candidats à l'élection de la future Miss et du futur Mister France agricole

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Plusieurs exploitant.e.s agricoles de la région participent cette année à l'élection de Miss et de Mister France agricole. Le concours est destiné à revaloriser l'image de la profession auprès du public. 

Ils s'appellent Julien ou encore Cécilia. Ils ont moins de 30 ans et participent cette année à l'élection de Miss et de Mister France agricole. Originaires des départements de l'ancien Poitou-Charentes, leur participation est surtout destinée, disent-ils, à "mettre en avant (leur) métier" et "le monde agricole".

Sans "aucun enjeu financier", l'événement, qui se déroule en ligne, sur les réseaux sociaux, se veut "purement amical", explique terre-net.fr, organisateur du concours, sur sa page Facebook. Il assure vouloir soutenir "les femmes et les hommes dans le milieu agricole, afin de montrer une image positive et souriante de notre profession". 

je m'appelle Rouil Julien, j'ai 29 ans, je suis de mornac sur seudre en Charente maritime. Mon exploitation est de 130...

Publiée par Election Miss et Mister France Agricole. sur Dimanche 22 novembre 2020

Julien

Julien Rouil, 29 ans, est l'un des candidats. Céréalier à Mornac-sur-Seudre, en Charente-Maritime, il cultive aussi un peu de vigne pour la production de cognac ou de vins de pays. C'est sa première participation au concours et il est enthousiaste.

J'ai vu la publication d'une amie qui participait et ça m'a fait rire qu'on fasse ce genre de concours dans l'agriculture. J'ai envoyé un message aux organisateurs. 

Julien Rouil, exploitant agricole

"Pour tout vous dire, quand je me suis présenté, c'était un matin au petit-déjeuner! J'ai vu la publication d'une amie qui participait et ça m'a fait rire qu'on fasse ce genre de concours dans l'agriculture. J'ai envoyé un message aux organisateurs pour avoir des informations. J'avais aussi envoyé une petite présentation, ils m'ont demandé une photo et je me suis retrouvé candidat."

Pour ce jeune homme qui a commencé par faire des études de droit avant de rejoindre son père sur l'exploitation familiale, il est "important de faire passer une image nouvelle de l'agriculture, une image moderne". "Beaucoup de gens ont encore cette image du vieux paysan dans la boue toute l'année, ça a changé", assure-t-il.

"J'adore mon métier", poursuit-il. "Mon activité est très diversifiée. Un jour je fais de la mécanique, un autre de la taille de vigne. C'est très valorisant."

S'il note une réelle proximité entre agriculteurs et la population dans sa commune, il remarque aussi la différence de regards des touristes, l'été. "Quand je dis à un touriste que je suis agriculteur, je sens parfois qu'on me prend pour quelqu'un d'une classe inférieure, alors qu'on est égaux. Je ne veux plus de cette discrimination." 

Julien se veut un jeune homme de son temps. Sportif, il participe à des épreuves de trail sur son temps libre. Il est aussi depuis peu délégué MSA dans le canton de La Tremblade.

Ce concours pourrait se révéler aussi une occasion rêvée de se rendre au Salon international de l'agriculture à Paris où il n'a encore jamais eu l'occasion d'aller. Les organisateurs donnent en effet rendez-vous aux participants au prochain salon. 

 


Cécilia 

A la différence de Julien, Cécilia Girard participe au concours pour la deuxième fois (lien vers sa candidature). Sa spécialité, ce sont les chevaux et le bétail.

Sur l'exploitation de son beau-père à Surin, dans le Sud Vienne, "nous avons des chevaux western pour trier les vaches et s'occuper des animaux dans les champs", explique-t-elle. 

"Pour moi, le cheval n'est pas qu'un animal de compétition. C'est aussi une aide pour l'homme sur une exploitation", confie-t-elle, tout en notant, comme Julien, qu'il existe "encore beaucoup de préjugés sur le monde agricole" qu'elle espère contribuer à dissiper à travers le concours des Miss et des Mister France agricole.

L'idée de promouvoir sa profession lui tient donc particulièrement à coeur, elle qui, à l'année, est aussi une YouTubeuse suivie par quelques centaines de personnes.

"Les vidéos me permettent de parler de mon travail, comment on fait les proxilaxies, comment on dresse les animaux. Je fais aussi des vidéos de concours."

 

Le concours, c'est aussi une occasion de dire aux filles que le monde agricole, c'est aussi pour elles. 

Cécilia Girard

Cécilia a grandi en Bourgogne et a aujourd'hui 23 ans. Elle a rejoint le ranch de son beau-père à Surin, dans le sud Vienne, il y a maintenant huit ans. 

"Je ne me destinais pas à travailler dans le monde agricole. Je voulais être vétérinaire. Mon goût pour ce monde-là est venu lorsque ma mère a rencontré son nouveau compagnon et que j'ai découvert ce qu'il faisait. Aujourd'hui, je suis agent de remplacement agricole dans la Vienne, je fais la traite chez des éleveurs", explique-t-elle "et je suis aussi aide familiale sur le ranch de mon beau-père."

Cécilia assure avoir tout le soutien de son entourage pour sa participation à l'élection de Miss France agricole.

"Je suis vraiment très contente de participer à ce concours. Je communique déjà régulièrement sur Instagram et YouTube pour parler de mon métier car beaucoup de choses se passent de toute façon sur les réseaux sociaux, aujourd'hui. Et ce concours, c'est aussi une occasion de dire aux filles que le monde agricole, c'est aussi pour elles."

 

 

Le vote

Les candidats ont jusqu'au 10 décembre minuit pour envoyer leur candidature avec une photo, heure à laquelle les votes (likes des internautes) se termineront également.

Les délibérations du jury se tiendront le lendemain, le 11 décembre. L'annonce des résultats est prévue le 12 décembre à minuit.

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