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Don du sang : pénurie de donneurs cet hiver, le message d'alerte de l'EFS

L'EFS alerte sur une pénurie de donneurs / © France 3 Aquitaine
L'EFS alerte sur une pénurie de donneurs / © France 3 Aquitaine

L'Etablissement français du sang lance un appel aux dons. Les réserves sont au plus bas, alors que les besoins, eux restent constants. En Nouvelle-Aquitaine, il faudrait entre 850 et 1 000 dons quotidiens en mars pour renflouer les stocks.
 

Par MK avec Denis Salles

Si vous hésitez, c'est le moment de franchir le cap. Les réserves en sang de l'Etablissement français du sang (EFS) sont au plus bas.

Les maladies hivernales et les épidémies saisonnières ont entraîné une forte baisse de la fréquentation des sites de prélèvement. Et l'Etablissement doit rehausser ses réserves de 30 000 poches au mois de mars.

"On a besoin de 10 000 dons par jour en France pour satisfaire les besoins de tous les hôpitaux de notre pays. C'est un élément important du traitement de beaucoup de malades, explique Fabien Lassurguère, médecin et responsable régional des prélèvements de l'EFS.
 

Le sang, on ne sait pas le fabriquer. Si on n'a pas de donneurs, on n'a pas de sang

 

Durée de vie limitée

Le sang collecté n'a pas une durée de vie indéterminée. Les plaquettes se conservent sept jours, les globules rouges quarante-deux. D’où la nécessité de renouveler en permanence le stock.

Un don de sang  prend en moyenne une dizaine de minutes. Et si les donneurs réguliers ne sentent même plus le pincement de la piqûre, nombreux sont ceux qui hésitent encore à passer le pas.


Jean-Christophe est un donneur régulier. "Quand on voit malheureusement tous les accidents, ou tous les problèmes liés à des opérations... Tant qu'on est bonne santé et qu'on peut participer, il faut le faire... Et je le fais."

 

Différence de traitement

D'autres, volontaires, se retrouvent écartés du dispositif, en raison de leur orientation sexuelle. Ainsi, un homme homosexuel ne pourra donner son sang qu'à condition de n'avoir eu aucune relation sexuelle dans les douze derniers mois.  Une discrimination dénoncée par de nombreuses associations. En octobre 2018, l'Assemblée nationale a rejeté un amendement qui proposait d'en finir avec cette différence de traitement. 
 

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