Cet article date de plus de 4 ans

La douane saisit 561 plumes d'oiseaux protégés au festival chamanique de Fonroque en Dordogne

La douane de Périgueux a découvert ces plumes dans le coffre d'une voiture lors d'un contrôle de stupéfiants. Utilisées dans les rites chamaniques, elles ont été prélevées sur des animaux en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe. Sur des espèces protégées. 
La loi est très stricte en ce qui concerne les espèces animales et végétales menacées de disparition. La douane est chargée de contrôler les fraudes. 

Le 1er juin dernier, c'est de l'Iboqa que les fonctionnaires pensaient trouver lors de contrôles de véhicules, en marge du festival chamanique de Fonroque, au sud de Bergerac, non loin du Lot-et-Garonne. L'Iboqa est un stupéfiant hallucinogène fréquemment utilisé dans le chamanisme. Mais non.

Dans le coffre d'une voiture immatriculée en France, ils découvrent des centaines de plumes d'oiseaux de toutes tailles et de toutes couleurs. 



"Au total 561 plumes sont dénombrées et saisies, reprises aux annexes I et II des espèces protégées par la Convention de Washington : ara macaw, faucon, pygargue, grand duc d’Europe, Harfang des neiges, chouette effraie, buse variable et de Harris ou encore cacatoès" détaille un communiqué des services des douanes. 

La propriétaire a expliqué avoir prélevé ces plumes directement dans la nature au Pérou, en Afrique et en Europe mais n'avait pas de justificatifs de détention. Ces objets sont utilisés lors de danses et de cérémonies d'initiations dans les rites chamaniques.

Sans justificatif, la propriétaire risque jusqu'à trois ans de prison et une amende d'une ou deux fois la valeur des plumes. 

En 2016, la douane a réalisé en France 493 constatations portant sur des spécimens protégés : 790 kg d’ivoire, 976 animaux vivants (reptiles, amphibiens, oiseaux), 540 spécimens de coquillage et coraux, 16 animaux « naturalisés », plus de 800 articles en cuir ou peaux d’animaux protégés, près de 13 000 écailles, 8256 hippocampes séchés, plus de 300 cactus rares et 166 kilos de viandes diverses (singes, antilopes, pangolins…).

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
douanes société environnement