Imperial Tobbacco, propriétaire du site périgourdin, doit annoncer un plan de restructuration ce mardi lors d'un CCE extraordinaire. L'usine de Nantes devrait être délocalisée et le centre de recherche et de développement de Bergerac vendu. 364 salariés attendent d'être fixés sur leur sort.
A Carquefou, dans la banlieue de Nantes, ce sont 327 personnes qui sont menacées de licenciement si le britannique Imperial Tobacco annonce effectivement la fermeture de l'usine et sa délocalisation en Pologne ou à Nottingham.
En ce qui concerne l'Institut du Tabac de Bergerac (ITB), l'un des plus importants centre de recherche européen sur le tabac, le site est en vente depuis l'été 2012. Les négociations avec France Tabac, intéressé par le rachat d'une partie des activités du site, ont-elles abouties ?
Les 37 salariés, scientifiques et techniciens pour la plupart, pourraient bien être enfin fixés sur leur sort mardi si le CCE extraordinaire a bien lieu.
Le groupe britannique Imperial Tobacco avait racheté l'ITB en 2008, un centre de recherche fondé dans les années 30, au coeur de la Dordogne, grosse région productrice de tabac.
Ses missions sont d'améliorer la qualité du tabac et des composants des cigarettes.
Mais c'est son activité de semences et de sélection variétale qui semble surtout intéresser le repreneur éventuel France Tabac. Un secteur « dont dépend la pérennité de la filière tabacole toute entière », précisait son délégué général François Vedel.
Encore faut-il que France Tabac ait les ressources nécessaires pour ce rachat. La coopérative est elle-même en situation difficile. Elle serait en train de préparer un plan social au sein de son usine de Sarlat.
Imperial Tobacco, qui a annoncé un plan d'économie de 38 millions d'euros d'ici 2018, souhaite, dans tous les cas, s'en séparer.