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En Dordogne, le gel donne du fil à retordre aux producteurs

Les cultures souffrent des gelées matinales en Dordogne. Certains producteurs de vin et de fruits tentent de s’en protéger. D’autres ne peuvent que constater les dégâts.
©France 3 Périgords


Il fait le tour de la parcelle et pointe du doigt les bourgeons abîmés. Jusqu’à 80% ici. Olivier Goubie, chef de culture du domaine viticole Guillaume Blanc à Saint-Philippe du Seignal (un domaine qui s’étend sur la Gironde et la Dordogne), a subi la loi des gelées matinales. Cette année, les premiers bourgeons avaient pris un peu d’avance : ils étaient déjà sortis sur les cépages les plus précoces et n’ont pas résisté aux nuits de gel.
Olivier Goubie n’a rien pu faire : la propriété sur laquelle il travaille est trop morcelée pour qu’il puisse s’occuper de toutes les parcelles et le coût serait trop élevé.


Des éoliennes anti-gel


D’autres ont choisi d’employer les grands moyens. Jean-Emmanuel Champeix a par exemple installé des éoliennes pour protéger ses pommiers à Saint-Laurent-des-Vignes. Le but du dispositif : parvenir à réchauffer l’air au niveau des arbres en envoyant vers le sol – là où il fait le plus froid – de l’air un peu plus chaud.
Les nuits où les températures avoisinent les zéro degrés, Jean-Emmanuel Champeix et le reste de l’équipe sont mobilisés pour faire tourner les éoliennes. Ils protègent aussi d’autres parcelles en irrigant les arbres : l’eau projetée sur les plantations se transforme en carapace de glace autour des fruits.
« Si on n’avait pas mis tous ces moyens en place, on aurait perdu la moitié de la récolte la semaine dernière, et l’autre moitié dans les jours à venir », insiste Jean-Emmanuel Champeix. Selon la légende, les maraîchers doivent se méfier du gel jusqu’aux saints de glace, mi-mai.
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