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Affaire des bébés congelés : Aucun corps retrouvé dans l'ancien domicile de St Magne

Les fouilles dans l'ancien domicile de la famille à St Magne n'ont rien donné. Les gendarmes avaient déjà retourné le jardin du pavillon de Louchats mardi où 5 nouveaux-nés avaient été retrouvés morts le 19 mars dernier. La mère de famille a été mise en examen pour "meurtres sur mineurs" ce lundi. 

La mère des cinq bébés morts découverts le 19 mars dans le congélateur du domicile familial à Louchats en Gironde a été mise en examen lundi pour "meurtres sur mineurs".

Hospitalisée en psychiatrie

Me Dupin a pu parler à cette jeune mère, âgée de 35 ans, hospitalisée dans une unité de soins psychiatriques depuis la découverte des cinq cadavres le mois dernier. "Elle est en capacité de verbaliser mais elle est encore déboussolée et l'état dans lequel elle se trouve nécessite une analyse prudente et approfondie de ses propos", a insisté Me Dupin.
"C'est très compliqué, dans une affaire d'infanticide sur des bébés, il y a toujours une dimension psychologique et psychiatrique qu'il faut prendre en compte pour expliquer le geste", a ajouté l'avocat de la jeune femme.

Rechercher d'éventuels autres cadavres

Ce mercredi, les recherches se poursuivent dans l'ancien domicile de la famille à St Magne en Sud-Gironde pour trouver d'éventuelles victimes à l'aide de pelleteuses et de chiens .

Regardez le reportage de Yannick de Solminihac et Michel Vouzelaud.
Recherches à l'ancien domicile de St Magne

A la demande du juge d'instruction chargé de l'enquête, des chiens spécialisés dans la recherche de cadavres ainsi que des moyens de type radars avaient déjà été déployés, mardi matin, dans le jardin du domicile familial à Louchats. Sans résultat.

Reportage Jean Pierre Stahl et Thierry Julien.
Les gendarmes ont fouillé le jardin

 

Le père est sous le choc

Dans cette affaire d'infanticides, l'une des plus graves recensées en France en cinq ans, le père a été lui-même mis en examen pour non-dénonciation de crime et "recel de cadavres de personnes victimes d'homicides ou de violences". Cet ouvrier agricole de 40 ans avait donné l'alerte, le premier, exprimant ensuite son incompréhension lors de sa garde à vue.

Il a assisté aux fouille ce mardi à Louchats et avait dit vouloir collaborer avec la juge. D'après son avocat, Me Naji Medawar  : "Il n'est pas au courant de tout cela. Elle-même (la mère, ndlr) l'a dit qu'il n'était pas au courant". "C'est un cas psychiatrique, on le verra sûrement avec l'avis des experts, mais il y a beaucoup de similitudes avec l'affaire affaire Courjault. C'est un déni"."Par ailleurs ça correspond à leurs deux personnalités. Il est un peu effacé... Il lui faisait confiance pour tout ça..." "En plus c'est une famille qui aurait pu accueillir un autre enfant... C'était un garçon, il avaient déjà deux filles.... Et il y a beaucoup de famille autour. C'est un cas psychiatrique."
Et l'avocat de rappeler que personne dans le village ne doutait de quoi que ce soit.

Me Medawar indique aussi que l'homme, mis en examen et sous contrôle judiciaire essentiellement pour "qu'ils ne se voient pas et ne communique pas avec son épouse". Mais il le trouve aujourd'hui de plus en plus dépressif.
" C'est un couple assez fusionnel. Cela fait 22 ans qu'ils sont ensemble et qu'ils ne se quittent pas plus d'une demi-journée".

 

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