Bassin d'Arcachon: la pêche et la vente des coquillages interdites

La préfecture de Gironde a temporairement interdit "la pêche, la commercialisation et la consommation de tous les coquillages du bassin d'Arcachon", y compris les huîtres, en raison d'intoxications alimentaires. Thierry Lafon, le président du CRC demande le classement en catastrophe naturelle. 

© France 3 Aquitaine

"Depuis mardi, plusieurs toxi-infections alimentaires ont été portées à la connaissance des services en charge de la sécurité sanitaire. Les enquêtes de traçabilité qui ont été déclenchées ont démontré que les coquillages issus du bassin d'Arcachon étaient en cause", a  expliqué la préfecture dans un communiqué.

Elle a pris la décision d'interdire "les activités de pêche et de commercialisation destinée à la consommation humaine, de tous les coquillages y compris les huîtres en provenance du bassin d'Arcachon et du banc d'Arguin, situé à la sortie du bassin", y compris la pêche de loisir.

La préfecture a également ordonné le retrait de la vente des lots de coquillages "récoltés ou pêchés sur ces zones depuis le 8 février".

 

Communiqué de la préfecture de la Gironde

 

Des analyses complémentaires sont en cours. Leurs résultats devraient être connus en début de semaine prochaine. Ils pourraient confirmer l'origine humaine de la contamination. "Ce serait une première sur le bassin d'Arcachon", constate Thierry Lafon, le président du comité régional de conchyliculture

Il nous arrive d’avoir des fermetures liées des algues toxiques, mais là ce serait un virus de type gastro-entérite d'origine humaine. Jusqu’à présent, nous n'avons jamais eu de contamination de ce genre. Ce serait une première et ce devra être la dernière !"

Car pour Thierry Lafon, si la contamination humaine est confirmée, "c’est qu’il y a eu des fautes au niveau de la gestion des eaux usées". L'ostréiculteur fait le lien avec aux débits exceptionnels suite aux précipitations récentes. Il va donc demander le classement en catastrophe naturelle. Mais il entend également que l'origine de la contamination soit identifiée. Réseau collectif ou équipements individuels … Le problème est complexe, reconnaît-il. Les eaux qui se déversent sur le bassin viennent de beaucoup plus loin. Mais il rappelle qu'il a interpellé la préfecture de longue date sur  la question. Une réunion était planifiée. Elle est rattrapée par l'actualité. 

Selon les textes en vigueur, l'interdiction de la pêche et de la vente est prolongée 28 jours après la dernière contamination connue (soit au 11 février). 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement