A 63 en Gironde : le scénario d'une mise à 2X3 voies sans péage est à l'étude

C’est un axe souvent très embouteillé. Plusieurs projets sont donc à l’étude pour fluidifier le trafic. Un débat public sera lancé dès l’année prochaine.

Cette autoroute relie la France à l’Espagne. Elle est incontournable en Aquitaine au point de devenir certains jours, à certaines heures, la hantise de certains automobilistes. Si l’A63 est désormais à 2X3 voies dès les Landes, plus haut en revanche cela n’est toujours pas le cas. Résultat lorsque vous allez vers la rocade depuis le Sud Gironde ou inversement, vous vous retrouvez souvent bloqués dans les embouteillages.

Plusieurs scénarios sont donc à l’étude pour fluidifier le trafic. Le premier serait l’aménagement complet de la portion entre la rocade et Salles, le tout financé par un péage. Son coût a été revu à la baisse, soit 1,40 euros par véhicule. Dans cette hypothèse « on arriverait à dégager 300 millions d’euros pour faire toute cette portion, c’est-à-dire 35km à 2X3 voies », explique Christophe Noël Dupayrat, secrétaire général de la Préfecture de Gironde. Mais cette proposition n’a pas reçu un franc succès de la part de certains élus.

Le deuxième scénario, sans péage, a donc été récemment proposé par l’Etat. « Dans cette hypothèse plus modeste, à hauteur de 55 millions d’euros, on aurait une mise à 2X3 voies entre la rocade et Cestas, c’est-à-dire la partie la plus engorgée aujourd’hui », poursuit Christophe Noël Dupayrat.

Cette dernière proposition aurait la préférence des réseaux économiques et donc des élus, notamment du bassin d’Arcachon. Rappelons que l’Etat avait présenté un projet prévoyant un second péage au niveau de l’A660 vers le bassin d’Arcachon rencontrant l’opposition des élus et habitants du secteur.

 La Métropole penche elle aussi pour le scenario de mise à 2X3 voies entre la rocade et Cestas le tout sans péage. « Cette hypothèse a un grand avantage pour l’usager, c’est que le contribuable payera parce qu’il faut toujours payer », considère Alain Anziani, président de la Métropole.

« Mais ce sera le contribuable qui paiera plutôt que l’usager".

Alain Anziani

"Et le deuxième avantage c’est que cela évitera aux petits malins d’utiliser des itinéraires malins pour aller sur des routes non payantes et donc d’exporter des embouteillages vers d’autres communes qui aujourd’hui sont déjà saturées », conclut Alain Anziani.

Cet axe est emprunté chaque jour par 60 000 à 80 000 véhicules. Parmi eux, on dénombre 20% de poids lourds. Les usagers girondins représentent la moitié du trafic. L’année prochaine un débat public sera lancé, pour une possible mise en service dans dix ans.  

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