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Bordeaux : la classe Heraclès donne envie d'apprendre

Les élèves prennent place sur le tatami pour apprendre.... autrement ! / © Ludovic Cagnato
Les élèves prennent place sur le tatami pour apprendre.... autrement ! / © Ludovic Cagnato

Ils sont volontaires et motivés ! Des élèves bordelais testent une nouvelle méthode au collège Notre-Dame. Elle cultive l'autonomie et l'apprentissage par la recherche. 

Par Christine Le Hesran

C'est une classe à nulle autre pareille....  Assis, debout ou allongés sur un tatami: ces 19 élèves de la classe Heraclès, du nom du héros grec, suivent un parcours pédagogique tout à fait particulier.
Ils sont répartis en petits groupes dans 3 salles différentes au cœur du collège. Le programme de l’éducation nationale est respecté, seule la méthode change : pas de cartable, mais des tablettes numériques sur lesquelles chacun prépare son projet. L’enseignant est juste là pour les guider et orienter les recherches.

Eva Cossec, professeure de physique chimie, apprécie cet accompagnement plus individualisé :

Je ne fais pas les devoirs à leur place, je les incite à être autonomes. Il faut être derrière eux, leur expliquer que ce n’est pas la récréation, mais je crois qu’il y a, petit à petit, une prise de conscience dans la classe.

Une autre façon d'apprendre et pour les profs d'enseigner / © FTV
Une autre façon d'apprendre et pour les profs d'enseigner / © FTV

Comment faire aimer l'école ? 

Et surtout ça plait aux élèves comme Hugo,12 ans :

Ça nous donne envie de chercher, on n'est pas forcé, c'est ça pour moi qui change  

Ce parcours pédagogique s’adresse en priorité aux élèves intellectuellement précoces ou ceux qui s’ennuient.

Ils sont accompagnés par Luis Rebelo, professeur de français, et désormais coordonnateur de la classe Heraclès.

Les enfants ont la faculté de sentir certaines choses. 

Le directeur du collège Notre-Dame, Bruno Gruyer, cherche avant tout à faire aimer l'école :

A l'heure actuelle, on constate un manque de motivation chez les élèves. Ils ne savent pas pourquoi ils viennent à l'école en fait. Pour mettre du sens dans l'apprentissage, je pense qu'il faut un objectif. 


La classe fait l’objet d’une étude scientifique : l’accompagnement par la recherche devrait permettre de mesurer l’impact de cette expérimentation sur l’équipe et les élèves.
En fonction des conclusions de cette étude, la direction diocésaine de l’enseignement catholique donnera ou pas son feu vert pour la création d’une vraie filière Heraclès.

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