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Bordeaux Métropole veut bannir l'énergie fossile et compte se doter d'une soixantaine de bus électriques

Le BlueBus du groupe Bolloré est en circulation pendant quinze jours sur la liane 15. Sept autres bus électriques de différents constructeurs seront également testés en conditions réelles ces prochains mois. / © C.Albo/F3Aquitaine
Le BlueBus du groupe Bolloré est en circulation pendant quinze jours sur la liane 15. Sept autres bus électriques de différents constructeurs seront également testés en conditions réelles ces prochains mois. / © C.Albo/F3Aquitaine

L'agglomération de Bordeaux compte remplacer ses derniers bus roulant au gazoil par des véhicules à moteur électrique. Huit constructeurs sont sur les rangs. Tous seront testés sur la liane 15, en conditions réélles, ces prochains mois. Premier essai avec le BlueBus du groupe Bolloré.

Par CA

Cela fait une semaine qu'il assure la liaison entre Bordeaux-Lac au nord et Villenave-d'Ornon au sud de l'agglomération.

On le reconnaît à sa couleur, bleu-nuit et à son moteur, particulièrement silencieux.

Ce BlueBus, du groupe Bolloré, "100% français, le véhicule comme les batteries" tient à souligner le constructeur, est le premier à être testé par TBM. Sept autres véhicules suivront ces prochains mois, dont un proposé par le groupe néo-aquitain Heuliez.

"On veut vérifier leur autonomie en conditions normales d'exploitation. Vérifier qu'avec une charge normale en terme de clientèle, de chauffage, de climatisation, d'ouverture de portes etc ... les 200 kilomètres annoncés soient bien effectifs" explique Hervé Lefevre, le directeur général de Keolis Bordeaux, exploitant du réseau TBM.
 

Bannir les énergies fossiles



L'objectif est de remplacer les derniers bus au gazoil encore en circulation. Ils représentent 20% du parc actuel.

"On veut les voir disparaître" affirme Christophe Duprat, le vice-président de Bordeaux Métropole en charge des transports. "A Bordeaux, on a fait le choix du gaz naturel dans les années 2000 et on veut complètement abandonner les énergies fossiles. On va tester huit constructeurs pendant un an sur la même ligne, les mêmes services, les mêmes horaires et on lancera un appel d'offre en 2022".

Ces bus électriques sillonneront la métropole à partir de 2023. Une soixantaine au total dont le coût pourrait être supérieur de 30 % à celui des bus actuels.

"On espère que d'ici quelques années, les prix vont baisser et l'autonomie augmenter" ajoute Christophe Duprat qui rappelle qu'en terme d'entretien, l'électrique est moins coûteux. Et que les collectivités publiques se doivent d'être exemplaires en matière d'écologie.
 

Electrique, hydrogène, biogaz... un parc mixte 


Les bus au gaz naturel resteront, eux, en service. Avec l'ambition là aussi de diminuer les rejets polluants en ayant de plus en plus recours au biogaz.

"L'idée est d'avoir un parc mixte" nous dit Hervé Lefève, "avec de l'électrique, du gaz mais aussi peut-être demain des véhicules à hydrogène. Ils sont aussi électriques mais dotés d'une pile à combustible embarquée permettant une autonomie d'environ 400 kilomètres par jour".
 

Adaptation du réseau



L'arrivée de l'électrique va nécessiter une importante adaptation du réseau.

"200 kilomètres d'autonomi,e c'est un peu court pour exploiter la totalité des lignes que nous avons. On devra certainement en reconcevoir plusieurs" prévient Hervé Lefèvre.

Revoir les lignes mais aussi adapter les dépôts, installer les bornes de recharge, former les conducteurs ...

A terme, tous seront amenés à circuler à l'énergie propre qui représente déjà, avec le tramway, les deux tiers du trafic TBM.


 

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