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Bordeaux : le Pont de pierre définitivement fermé aux voitures

Vue du pont de pierre depuis la Garonne / © Guillaume Bonnaud MAXPPP
Vue du pont de pierre depuis la Garonne / © Guillaume Bonnaud MAXPPP

C'est devenu le sujet dont tout le monde parle à Bordeaux ! Le comité de pilotage réuni autour d'Alain Juppé a décidé de maintenir la fermeture du Pont de pierre aux voitures. Le président de Bordeaux Métropole  a également annoncé plusieurs mesures pour compenser cette fermeture définitive.

Par Christine Le Hesran

L'eau n'a pas coulé longtemps sous le Pont de pierre avant qu'il ne revienne dans l'actualité. Depuis un an, pour et anti circulation automobile se déchirent sur le sujet. C'est désormais tranché : le Pont de pierre, fermé aux voitures depuis août 2017, restera définitivement interdit aux automobiles et véhicules motorisés non autorisés.
 

Plus d'utilisateurs depuis l'interdiction aux voitures


 Le maire de Bordeaux Alain Juppé l'a annoncé ce jeudi lors d'une conférence de presse. Une décision prise au regard des statistiques de fréquentation du pont, en augmentation depuis la fermeture aux voitures et des mesures de pollution atmosphériques, en baisse significative.


"On a pu compter lors des beaux jours jusqu'a 18 000 vélos qui franchissent le pont. Et on en très souvent 10 0000", a assuré le maire de Bordeaux. Selon les chiffres de Bordeaux métropoles, le nombre d'utilisateurs du Pont, comprenant piétons, cyclistes et transports en commun a même augmenté depuis la fermeture aux voitures.


 

Le retard du pont Simone Veil "ne change rien"

Depuis, il y a eu cette tuile : le retard de livraison du pont Simone Veil qui doit rallier Floirac et le nouveau quartier Euratlantique rive gauche
Autant de temps où il faudra encore patienter dans sa voiture et les embouteillages pour passer d'une rive à l'autre. Un argument pourtant balayé du revers de la main par Alain Juppé.

"Ca ne change rien. Le pont Simone Veil n'aurait pas existé dans les deux prochaines années. Nous allons travailler d'arrache-pied pour réduire le retard annoncé, et nous avons bon espoir de le faire", a-t-il assuré. 
 


Rouvrir le pont à la circulation automobile serait "un formidable contre-signal", dans le contexte actuel a assuré Alain Juppé, qui ajouté que les solutions intermédiaires telles une ouverture partielle étaient "ingérable".


Le président de Bordeaux métropole a également annoncé des mesures en faveur des automobilistes : un "bonus covoiturage", une régulation via des feux rouges des accès à la rocades, le développement des cars et des TER, ou encore une concertation avec les entreprises pour élaborer de plans de déplacement à l'attention des salariés


Mobilisation des cyclistes et piétons


Le Pont de pierre libéré de ses voitures a ses adeptes. Prêts à se mobiliser on l'a vu ces derniers jours : chaîne humaine samedi dernier, comptage symbolique des usagers mardi par l'association Vélo cité...

Pour eux, pas question d'un retour de la voiture en masse sur un pont fragilisé à sa base. Et surtout une configuration qui éloigne la voiture du centre ville... Mais qui engendre la colère des commerçants du secteur rive droite, place Stalingrad qui dénoncent une baisse de leur activité. 
 


Des élus métropolitains pas d'accord entre eux

Que l'on soit d'un côté ou de l'autre de la Garonne, ce n'est pas le même discours chez les maires métropolitains. La rive droite, Floirac notamment, voulait la réouverture pour désengorger le trafic. En revanche, discours différent rive gauche comme à Bègles.  
Encore lundi dernier, lors de la réunion des adjoints de Bordeaux les élus ont du voter. Et en l'occurence, une majorité d’adjoints ont préféré le maintien de l’expérimentation menée depuis le 1er août dernier. Donc pas de retour en arrière. 
 

Un pont fragile et des travaux coûteux


Le Pont n'est pas tout jeune, construit en 1822. Il est même très affaibli à tel point qu'il ne parait plus capable de supporter bien longtemps et le poids des trams et celui des voitures. Le renforcement des piles s’est achevé il y a peu. 26 000 tonnes d’enrochements déposés au pied de chaque pile pour un coût de 15 millions d’euros. Mais il faut aller plus loin avec encore le renforcement des pieux d’une dizaine de piles, la maçonnerie entre autre.  Un coût lourd à supporter d'où cet appel au mécénat lancé par Alain Juppé. 

 

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