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Bordeaux : le tribunal administratif annule l'arrêté de fermeture du Pont de pierre aux voitures

Cyclistes et piétons sur le Pont de Pierre à Bordeaux en février 2018. / © Alice Robinet
Cyclistes et piétons sur le Pont de Pierre à Bordeaux en février 2018. / © Alice Robinet

Le tribunal administratif de Bordeaux a donné raison aux commerçants qui dénonçaient l'interdiction pour les voitures de circuler sur le Pont de pierre et a annulé l'arrêté de la mairie. 

Par Maïté Koda

C'est une petite victoire pour  Esprit Bastide. Depuis la fermeture du Pont de pierre aux voitures, cette association qui regroupe une trentaine de commerçants du quartier Bastide voulait revenir sur cette décision de la municipalité.

Elle reproche à la mairie de Bordeaux d'avoir décidé sans concertation une fermeture mettant en péril leurs commerces et avait demandé l'annulation de l'arrêté qui interdisait la circulation aux voitures sur l'édifice.
 

Pas d'amélioration pour les usagers des bus et tramways

Le tribunal administratif  de Bordeaux leur a donné raison et a annulé l'arrêté en date du 6 juillet 2018. Une décision fondée sur l'absence de motivation de l'arrêté. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas établi que "la fermeture ait pu améliorer le service rendu aux usagers des transports en commun".
 

Le nombre de lignes de bus circulant sur cette voie n'a pas été augmenté, ni le nombre de passages quotidiens, et aucun arrêt n'a été créé sur le pont

 



Pas de retour des voitures pour l'instant

En dépit de cette décision, la circulation aux véhicules à moteur ne sera pas rétablie sur le pont de si tôt. En cause : un deuxième arrêté, pris lui aussi par la ville de Bordeaux le 3 décembre 2018, qui prolonge l'interdiction de circuler.
Ce texte est également contesté par  Esprit Bastide. Son président Patrick Youf espère qu'il subira le même sort que le premier. 

" La fermeture du pont engendre de la pollution,  des temps de transports en plus, rappelle ce buraliste de l'avenue Thiers. Et économiquement, ça ne va plus"
Lui qui assure perdre entre 200 et 300 clients par mois,  se dit moins lésé que les autres, grâce à la hausse des prix du tabac. Il évoque une entreprise voisine qui a du licencier trois employés.  "On s'est pris ça, en plus du stationnement payant . C'est dur pour les commerçants, ils doivent  ouvrir plus longtemps pour réduire la casse."


Son espoir réside désormais dans une médiation entre l'association et la mairie.


Nous, on n'a jamais été pour une réouverture totale du pont. On veut juste que des aménagements soient proposés, négociés, au terme d'une vraie discussion avec la mairie.



 

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